Côte d’Ivoire : à Man, une semaine de mobilisation contre la rage du 22 au 28 octobre 2026

Du 22 au 28 octobre 2026, Man accueille les principales activités de la 20ᵉ Journée mondiale de lutte contre la rage en Côte d’Ivoire, avec vaccination des animaux de compagnie, sensibilisation et formation des acteurs concernés
La lutte contre la rage s’intensifie en Côte d’Ivoire. Du 22 au 28 octobre 2026, la ville de Man accueille les principales activités de la 20ᵉ édition de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie, sous la tutelle du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH). Au cœur de cette mobilisation figurent la vaccination des chiens et des chats, la sensibilisation des populations et le renforcement de la collaboration entre les acteurs de la santé animale et humaine.
À travers cette initiative, les autorités entendent rappeler une réalité essentielle : la rage demeure une maladie extrêmement dangereuse, mais il est possible de prévenir sa transmission grâce à la vaccination et à une prise en charge rapide après une exposition à risque.
Pendant cette semaine de mobilisation, les efforts sont notamment orientés vers la vaccination gratuite des animaux de compagnie. Les chiens et les chats occupent une place importante dans la prévention, car ils peuvent transmettre le virus de la rage à l’être humain lorsqu’ils sont infectés.
À Man, les activités annoncées associent les opérations de vaccination à des actions de sensibilisation destinées aux propriétaires d’animaux et à l’ensemble des habitants. D’autres localités, notamment Abengourou, participent également à cette dynamique de prévention.
L’objectif est d’amener les populations à mieux comprendre les risques liés à la maladie et à adopter des gestes responsables. Faire vacciner son animal, éviter les contacts imprudents avec les animaux inconnus et signaler les comportements inhabituels d’un animal sont autant de mesures qui contribuent à limiter les risques.
La vaccination des chiens constitue notamment un levier majeur pour réduire la circulation du virus et protéger les communautés.
Si la rage continue de susciter des inquiétudes, c’est avant tout en raison de sa gravité. Une fois les symptômes apparus, elle est presque toujours mortelle. Pourtant, une intervention rapide après une morsure ou une autre exposition à risque peut empêcher la maladie de se développer.
Face à une morsure, une griffure ou un contact de salive avec une plaie ou une muqueuse, la première réaction consiste à laver immédiatement et abondamment la zone concernée avec de l’eau et du savon pendant environ 15 minutes. Il faut ensuite se rendre sans délai dans un centre de santé afin qu’un professionnel évalue le risque et détermine les mesures nécessaires, notamment la vaccination antirabique et, si besoin, l’administration d’immunoglobulines.
Il est essentiel de ne pas attendre l’apparition de symptômes. Même lorsqu’un animal semble en bonne santé, une exposition suspecte doit faire l’objet d’une évaluation médicale.
La sensibilisation joue donc un rôle déterminant pour éviter les retards de prise en charge et rappeler que chaque minute compte après une exposition potentielle.
La campagne ne se limite pas à la vaccination. Les activités annoncées comprennent également la sensibilisation des communautés, la formation des acteurs concernés et l’installation de comités départementaux de lutte contre la rage.
Ces dispositifs doivent contribuer à renforcer la surveillance de la maladie, à améliorer la circulation de l’information et à faciliter la coordination entre les services vétérinaires, les professionnels de santé et les autorités locales.
Cette démarche repose sur un principe simple : la protection de la santé humaine passe aussi par une meilleure gestion des risques liés aux animaux. Les services compétents, les collectivités, les propriétaires d’animaux et les populations ont donc chacun un rôle à jouer.
En renforçant cette coopération, les autorités cherchent à inscrire la prévention dans la durée, au-delà des seules activités organisées pendant la Journée mondiale.
Organisée du 22 au 28 octobre 2026 sous la tutelle du MIRAH, cette 20ᵉ édition offre une occasion de rapprocher les populations des services de prévention et de rappeler les gestes qui permettent de réduire les risques liés à la rage.
L’enjeu est de transformer la sensibilisation en habitudes concrètes : faire vacciner les animaux de compagnie, adopter un comportement prudent face aux animaux inconnus et consulter rapidement après toute exposition suspecte.
La lutte contre la rage ne dépend pas uniquement des autorités sanitaires. Elle repose aussi sur la vigilance quotidienne des citoyens et sur leur capacité à réagir sans attendre.
En Côte d’Ivoire, la mobilisation de Man rappelle ainsi qu’une prévention efficace, fondée sur la vaccination des animaux et la prise en charge rapide des personnes exposées, peut sauver des vies.
