Santé

Santé : la Côte d'Ivoire et les États-Unis lancent le comité de pilotage de leur partenariat stratégique

Par Stan ADJELe mercredi 8 juillet 2026 à 15:18
Santé : la Côte d'Ivoire et les États-Unis lancent le comité de pilotage de leur partenariat stratégique

La Côte d'Ivoire et les États-Unis renforcent leur partenariat sanitaire avec le lancement d'un comité chargé de piloter un ambitieux programme d'investissement destiné à moderniser le système de santé ivoirien.

La Côte d’Ivoire et les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération sanitaire. Les deux pays ont officiellement lancé le Comité conjoint de pilotage chargé de superviser la mise en œuvre du protocole d’accord sanitaire signé entre les deux gouvernements, avec pour ambition de consolider durablement le système de santé ivoirien au cours des cinq prochaines années.

La première réunion du comité s’est tenue à l’hôtel Tiama, à Abidjan-Plateau, en présence du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’gou Dimba, et du chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire, Junaid Munir.

Cette rencontre a permis de présenter les premiers résultats des travaux techniques, d’informer les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du protocole et de recueillir les orientations nécessaires à la poursuite des activités. Elle intervient après les travaux du comité technique organisés le 10 juin 2026 à Yamoussoukro.

Signé le 30 décembre 2025 pour une durée de cinq ans, le protocole d’accord prévoit un important engagement financier des deux partenaires en faveur du secteur de la santé. La Côte d’Ivoire consacrera 75 milliards de FCFA à l’acquisition de médicaments essentiels et de fournitures médicales, tout en augmentant progressivement ses dépenses nationales de santé de 195 milliards de FCFA sur la période 2026-2030.

Les États-Unis accompagneront cet effort par une contribution estimée à 292 milliards de FCFA sur la même période. Au total, ce partenariat mobilisera plus de 367 milliards de FCFA afin de renforcer les capacités du système sanitaire ivoirien et d'améliorer l'accès des populations à des soins de qualité.

Créé pour assurer l'orientation stratégique et le suivi de cet accord, le Comité conjoint de pilotage veillera à la bonne coordination des actions engagées par les deux pays. Sa mise en place s'inscrit dans le cadre des organes de gouvernance institués pour garantir une exécution efficace du protocole.

Les investissements prévus couvriront plusieurs domaines prioritaires, notamment le renforcement de la surveillance et de la riposte aux épidémies, la modernisation des laboratoires, l'amélioration de la disponibilité des médicaments et autres intrants médicaux, ainsi que le développement des systèmes de données et d'information sanitaire. Le partenariat accordera également une attention particulière à la santé de la mère et de l'enfant ainsi qu'à la lutte contre le VIH et le paludisme.

« Ce comité marque une étape importante dans la mise en œuvre de notre protocole d’accord sur la santé. Les États-Unis sont déterminés à soutenir une transition vers un système de santé de plus en plus financé et dirigé par la Côte d’Ivoire », a déclaré Junaid Munir.

Selon le diplomate américain, cette coopération vise à renforcer durablement la sécurité sanitaire des deux pays, à promouvoir une gestion plus efficace des ressources publiques et à encourager une participation accrue du secteur privé américain dans le développement du système de santé ivoirien.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de bâtir un système de santé davantage financé et piloté par la Côte d’Ivoire, afin de réduire progressivement la dépendance à l'aide extérieure et de renforcer l'autonomie du pays en matière de santé publique.

Au-delà du secteur sanitaire, les autorités américaines estiment que l'innovation, les technologies et l'expertise de leurs entreprises pourront également favoriser de nouveaux partenariats économiques avec les acteurs ivoiriens, contribuant ainsi au développement durable des deux pays.