Sakassou : un pôle gynéco-obstétrique de 1,7 milliard FCFA pour mieux protéger les mères et les nouveau-nés

À Sakassou, un pôle gynéco-obstétrique estimé à 1,7 milliard de FCFA renforce les soins aux femmes enceintes et aux nouveau-nés. Le bilan a été publié le lundi 19 octobre 2026
À Sakassou, dans la région du Gbêkê, les femmes enceintes et les nouveau-nés bénéficient d’une meilleure prise en charge grâce au renforcement des infrastructures sanitaires de l’Hôpital général. Avec la mise en service d’un pôle gynéco-obstétrique moderne, les autorités ivoiriennes entendent rapprocher les soins spécialisés des populations et réduire les évacuations vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bouaké.
Cette avancée a été mise en lumière le lundi 19 octobre 2026, dans le cadre de la campagne de communication gouvernementale. À travers cette initiative, le gouvernement présente les efforts engagés pour améliorer la qualité des soins et renforcer la prise en charge de la santé maternelle et infantile à l’intérieur du pays.
Estimé à 1,7 milliard de FCFA, le pôle gynéco-obstétrique de Sakassou dispose d’équipements destinés à améliorer les conditions d’accouchement et à renforcer la réponse aux urgences obstétricales.
L’infrastructure comprend deux blocs opératoires, quatre salles d’accouchement et plus de 18 lits d’hospitalisation. Elle intègre également un service de néonatologie, avec la présence d’un pédiatre, ainsi qu’une unité de soins mère-kangourou destinée notamment à accompagner les bébés prématurés.
Ces équipements permettent de renforcer les capacités de l’établissement pour la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés. Ils offrent aussi au personnel médical un cadre plus adapté pour intervenir lorsque l’état de santé de la mère ou de l’enfant nécessite une attention particulière.
L’évolution de l’activité de la maternité témoigne de l’importance de cette infrastructure. Selon Jérôme Kouassi, directeur de l’Hôpital général de Sakassou, le nombre d’accouchements est passé d’environ 500 à 1 000 par an.
Cette progression traduit une hausse de la fréquentation de la maternité et souligne le besoin de disposer de moyens suffisants pour accueillir les patientes dans de bonnes conditions.
L’accompagnement proposé ne se limite toutefois pas à l’accouchement. L’hôpital assure également les consultations prénatales et postnatales, la planification familiale, la vaccination et les activités de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Grâce à l’intervention des sages-femmes et d’un gynécologue, ces prestations contribuent à assurer un suivi plus complet des femmes, depuis la grossesse jusqu’aux premières étapes de la vie de leur enfant.
Pour les familles de Sakassou et des localités environnantes, le renforcement du plateau technique local représente un enjeu important. En permettant à l’Hôpital général de traiter davantage de situations sur place, le pôle gynéco-obstétrique vise à limiter les déplacements vers le CHU de Bouaké lorsque les soins nécessaires peuvent être assurés localement.
Cette proximité peut être particulièrement précieuse en cas d’urgence, où la rapidité de la prise en charge est essentielle. Les cas les plus complexes nécessitant des équipements ou une expertise supplémentaires pourront néanmoins continuer à être orientés vers des structures de référence.
L’objectif est donc de renforcer la capacité de l’hôpital à répondre aux besoins des populations, tout en maintenant les évacuations médicales nécessaires.
À travers cette réalisation, les autorités ivoiriennes poursuivent leurs efforts pour améliorer l’accès aux soins maternels et infantiles en dehors des grands centres urbains. La disponibilité d’infrastructures adaptées, de personnel qualifié et de services spécialisés constitue un levier essentiel pour accompagner les femmes enceintes et protéger les nouveau-nés.
Mis en avant le lundi 19 octobre 2026 dans le bilan gouvernemental, le pôle gynéco-obstétrique de Sakassou illustre ainsi la volonté de rapprocher les soins des populations. Pour les familles, l’enjeu est concret : pouvoir bénéficier d’un suivi médical plus accessible et d’une meilleure prise en charge à chaque étape de la grossesse et de l’accouchement.
