Santé

Côte d’Ivoire : 11 décès liés à la fièvre jaune dans le Bounkani, le gouvernement déclenche la riposte

Par ESSOH EmmanuelLe samedi 17 octobre 2026 à 16:09
Côte d’Ivoire : 11 décès liés à la fièvre jaune dans le Bounkani, le gouvernement déclenche la riposte

Le gouvernement ivoirien a annoncé, le 14 octobre 2026, une riposte sanitaire après la détection de 23 cas de fièvre jaune, dont 11 décès, dans le Bounkani. La stratégie repose notamment sur la disponibilité des vaccins, la surveillance sanitaire et la prévention

La situation sanitaire suscite une vive préoccupation dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. La région du Bounkani fait face à une flambée de fièvre jaune qui a déjà enregistré 23 cas, dont 11 décès. Face à cette situation, le gouvernement ivoirien a annoncé le déploiement immédiat d’une riposte sanitaire afin de contenir la maladie et de limiter sa propagation.

L’annonce a été faite par Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026. Tout en reconnaissant la gravité des chiffres enregistrés, les autorités assurent que des dispositions sont prises pour faire face à cette situation.

Avec 11 décès recensés sur 23 cas signalés, la fièvre jaune représente un défi sanitaire important pour les populations de cette région. Cette maladie virale, transmise à l’être humain par des moustiques infectés, peut provoquer des complications graves et entraîner la mort dans ses formes les plus sévères.

Face à cette situation, les autorités sanitaires ont engagé une réponse visant à renforcer la prévention, à améliorer la surveillance épidémiologique et à mobiliser les moyens nécessaires pour protéger les populations exposées.

Selon les informations communiquées par le gouvernement, les cas recensés restent, à ce stade, circonscrits à la région du Bounkani. Aucun cas n’a été signalé en dehors de cette zone dans les données présentées lors de l’annonce. Cette situation appelle néanmoins à la vigilance, notamment pour éviter toute propagation vers d’autres localités.

Pour soutenir cette riposte, la Côte d’Ivoire dispose de plus de 400 000 doses de vaccins contre la fièvre jaune, annoncées comme disponibles dans le dispositif sanitaire national. Des commandes supplémentaires ont également été engagées afin d’anticiper les besoins et de garantir la disponibilité des vaccins pendant les opérations de vaccination.

La vaccination constitue en effet le principal moyen de prévention contre cette maladie. Une dose confère généralement une protection durable, considérée comme valable à vie pour la grande majorité des personnes vaccinées, conformément aux recommandations sanitaires.

Dans ce contexte, le gouvernement invite les personnes qui ne sont pas encore vaccinées à se rapprocher du centre de santé le plus proche pour vérifier leur statut vaccinal et recevoir les conseils appropriés. Cette démarche est particulièrement importante pour les populations vivant dans les zones concernées et pour les personnes susceptibles de s’y rendre.

Au-delà de la disponibilité des vaccins, la lutte contre la fièvre jaune repose également sur la prévention des piqûres de moustiques. L’utilisation de moustiquaires, l’élimination des eaux stagnantes et la protection contre les insectes contribuent à réduire les risques de transmission.

Les populations sont également invitées à consulter rapidement un professionnel de santé en cas de symptômes évocateurs, notamment une fièvre brutale, des maux de tête ou des douleurs musculaires. Les formes graves peuvent se manifester par une jaunisse, des saignements ou une atteinte de plusieurs organes. Ces signes nécessitent une prise en charge médicale urgente.

La vigilance est d’autant plus importante que les premiers symptômes de la fièvre jaune peuvent ressembler à ceux d’autres maladies infectieuses présentes dans la région.

Avec 23 cas et 11 décès annoncés dans le Bounkani, les autorités sanitaires sont désormais mobilisées pour contenir cette flambée. La disponibilité des vaccins et le déploiement de la riposte constituent des leviers essentiels, mais leur efficacité dépendra aussi de la sensibilisation des populations et de leur adhésion aux mesures de prévention.

Pour les habitants du Bounkani, l’enjeu est désormais de renforcer la protection individuelle et collective afin de limiter de nouveaux cas et d’éviter que cette situation ne s’étende à d’autres régions du pays.