Santé

Côte d’Ivoire : l’État maintient la séance d’hémodialyse à 1 750 FCFA dans les centres publics

Par ESSOH EmmanuelLe lundi 26 octobre 2026 à 17:00
Côte d’Ivoire : l’État maintient la séance d’hémodialyse à 1 750 FCFA dans les centres publics

En Côte d’Ivoire, l’État subventionne les séances d’hémodialyse dans les centres publics au tarif annoncé de 1 750 FCFA en ambulatoire. Le pays dispose de 18 centres publics pour améliorer l’accès aux soins des personnes atteintes d’insuffisance rénale

En Côte d’Ivoire, le coût de l’hémodialyse reste un enjeu majeur pour les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique. Pour leur permettre d’accéder à ce traitement indispensable, l’État subventionne les séances réalisées dans les structures publiques concernées. Le tarif annoncé est de 1 750 FCFA par séance en ambulatoire, contre 3 500 FCFA pour une séance en urgence, selon les informations communiquées par les autorités sanitaires.

Cette politique vise à alléger les dépenses des patients, dont l’état de santé nécessite généralement un suivi régulier. Elle s’appuie notamment sur le réseau de centres publics d’hémodialyse coordonné autour du Centre national de prévention et de traitement de l’insuffisance rénale (CNPTIR).

Pour les malades qui dépendent de l’hémodialyse, chaque séance compte, aussi bien sur le plan médical que financier. Le traitement permet de filtrer le sang lorsque les reins ne remplissent plus correctement cette fonction. Il doit souvent être réalisé plusieurs fois par semaine, ce qui représente une dépense importante sur la durée.

Grâce à la subvention publique, le patient paie 1 750 FCFA pour une séance en ambulatoire dans les centres concernés. Dans le secteur privé, les tarifs mentionnés dans les informations disponibles varient entre 60 000 et 150 000 FCFA par séance.

L’écart entre les deux circuits de soins souligne l’importance du dispositif public pour les personnes disposant de revenus limités. Toutefois, le coût de la séance ne résume pas toutes les dépenses liées à la maladie. Les déplacements, les consultations et les autres soins nécessaires peuvent également peser sur le budget des familles.

Le dispositif national compte 18 centres publics d’hémodialyse, selon les données communiquées. Ces structures sont notamment présentes à Abidjan, Aboisso, Adzopé, Bouaké, Daloa, Gagnoa, Korhogo, Man et Yamoussoukro.

Cette implantation vise à améliorer l’accès aux soins spécialisés dans plusieurs régions du pays. Pour les patients, disposer d’un centre relativement proche de leur lieu de résidence peut faciliter le respect du calendrier médical et réduire les contraintes liées aux déplacements.

Le CNPTIR intervient dans l’organisation de la prise en charge de l’insuffisance rénale au sein du réseau public. La disponibilité des équipements, du personnel spécialisé et des créneaux de traitement demeure cependant essentielle pour répondre aux besoins des malades.

Les fonctionnaires et agents de l’État affiliés à la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’État de Côte d’Ivoire (MUGEF-CI) disposent également d’un mécanisme de prise en charge. 

Une convention conclue entre la mutuelle et le CNPTIR prévoit l’accès aux séances au tarif annoncé de 1 750 FCFA pour les mutualistes concernés. Le dispositif mentionne par ailleurs un minimum de deux séances hebdomadaires garanties.

Les personnes intéressées doivent se rapprocher de la MUGEF-CI ou du centre public concerné pour connaître les conditions d’admission, les justificatifs à fournir et les modalités applicables à leur situation.

La subvention de l’hémodialyse constitue un soutien important pour les personnes confrontées à une maladie qui exige des soins réguliers. En abaissant le coût direct des séances dans les structures publiques, le