Trêve sociale 2027 : le gouvernement ivoirien prépare déjà l’après

À Abidjan, le gouvernement ivoirien et les organisations syndicales ont relancé, mercredi 30 septembre 2026, les concertations autour du dialogue social. Présent à cette rentrée aux côtés de la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana, le ministre de la Santé Pierre N’Gou Dimba s’inscrit dans une démarche visant notamment à préparer l’échéance de la trêve sociale prévue en 2027.
La grande rentrée du dialogue social s’est tenue au Plateau, à l’immeuble SCIAM, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de représentants syndicaux et de la directrice pays du Bureau international du Travail (BIT), N’Dèye Coumba Diop. Pierre N’Gou Dimba, ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, figurait parmi les responsables gouvernementaux présents à cette rencontre.
Au-delà du symbole, cette reprise intervient dans un calendrier particulièrement suivi. La trêve sociale signée le 8 août 2022 entre le gouvernement et les organisations syndicales couvre une période de cinq ans, jusqu’en 2027. L’accord avait notamment pour objectif de favoriser un climat social apaisé et d’améliorer les conditions de vie et de travail des fonctionnaires et agents de l’État.
Cette nouvelle étape doit donc permettre de faire le point sur les engagements déjà réalisés, mais aussi de poursuivre l’examen des revendications encore en suspens. Les questions relatives aux primes, indemnités et conditions de travail figurent notamment parmi les sujets qui continuent d’alimenter les échanges entre les deux parties. Une étude sur les primes et indemnités a d’ailleurs été évoquée lors de la rencontre, avec la précision que ses résultats ne constituent pas, à ce stade, une décision du gouvernement.
Pour les prochains mois, plusieurs rendez-vous sont déjà annoncés. Les comités sectoriels de dialogue social doivent reprendre leurs travaux en octobre 2026, parallèlement à la relance du Comité consultatif de la Fonction publique. Une session du Comité de dialogue social est également prévue en novembre afin de synthétiser les différentes propositions sectorielles.
Pour le secteur de la santé, la présence de Pierre N’Gou Dimba prend une dimension particulière, compte tenu du poids des professionnels de santé dans le fonctionnement quotidien des services publics. Les revendications propres à ce secteur devront ainsi trouver leur place dans les mécanismes de concertation annoncés.
Le gouvernement comme les organisations syndicales affichent leur volonté de privilégier la négociation. Le G8, représenté par Soro Mamadou, a notamment réaffirmé sa disponibilité à poursuivre les discussions.
Reste désormais à transformer cette volonté affichée en résultats concrets. À mesure que l’échéance de 2027 approche, la capacité des différents acteurs à traiter les dossiers encore ouverts et à maintenir les espaces de concertation constituera l’un des principaux enjeux du dialogue social ivoirien.
