Politique

Simone Ehivet : « J'ai pardonné à Alassane Ouattara, j'ai pardonné à la France »

Par ESSOH EmmanuelLe samedi 19 septembre 2026 à 09:20
Simone Ehivet : « J'ai pardonné à Alassane Ouattara, j'ai pardonné à la France »

Simone Ehivet, en France pour la première fois depuis 2011, dit avoir pardonné à Ouattara et à la France dans un entretien à France 24

L'ex-Première Dame ivoirienne, de passage en France pour la première fois depuis 2011, s'est confiée à France 24. Elle y évoque le pardon, son arrestation et la situation des proches de Laurent Gbagbo.

Un pardon adressé à la France comme à Ouattara

Dans un entretien accordé à France 24, Simone Ehivet, en France pour la première fois depuis 2011, affirme avoir pardonné à la France comme à Alassane Ouattara. Interrogée sur le sujet, elle répond sans hésiter par l'affirmative.

Son raisonnement tient en une logique simple : détenue à Odienné, elle dit avoir déjà pardonné à Alassane Ouattara, et ne voit donc pas pourquoi elle refuserait le même pardon à la France. Ouattara l'avait pourtant lui-même amnistiée en 2018, une décision dont elle l'avait remerciée en 2020, tout en le critiquant sévèrement sur le plan politique.

Un reproche à l'armée française

Ce pardon n'efface pas les griefs. Simone Ehivet reproche à l'armée française de ne pas l'avoir protégée lors de son arrestation en 2011, alors qu'elle dit avoir subi des tentatives de viol. Selon elle, les militaires français n'ont pas « levé le petit doigt » pour venir en aide aux personnes arrêtées avec elle.

Des « prisonniers politiques » en Côte d'Ivoire

Sur la scène ivoirienne, elle déplore les récentes arrestations dans l'entourage de Laurent Gbagbo, qu'elle qualifie de « prisonniers politiques ». Elle regrette en particulier le mandat d'arrêt émis le 16 septembre contre Habiba Touré, porte-parole de l'ancien président, peu après l'incarcération d'un autre de ses proches.

Entre pardon et critiques, Simone Ehivet joue sur deux registres : celui de la réconciliation avec Ouattara et la France, et celui de l'alerte sur la situation des proches de Laurent Gbagbo, en pleine tension politique en Côte d'Ivoire.