Politique

Niger : Abdourahamane Tiani confirme le maintien des prix du carburant et met en garde contre toutes les hausses

Par ESSOH EmmanuelLe mardi 13 octobre 2026 à 11:01
Niger : Abdourahamane Tiani confirme le maintien des prix du carburant et met en garde contre toutes les hausses

Au Niger, Abdourahamane Tiani réaffirme le maintien des prix du carburant à 499 FCFA le litre d’essence Super et 618 FCFA pour le gasoil. Les autorités renforcent également la lutte contre la fraude et la spéculation

Le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a réaffirmé, le samedi 10 octobre 2026, son opposition à toute augmentation des prix du carburant à la pompe. Cette position vise à préserver le pouvoir d’achat des populations dans un contexte où la maîtrise du coût de la vie demeure une préoccupation majeure.

À cette date, les prix annoncés restent fixés à 499 FCFA le litre d’essence Super et à 618 FCFA le litre de gasoil. Ces tarifs avaient déjà été revus à la baisse en juillet 2024, passant respectivement de 540 à 499 FCFA pour l’essence et de 668 à 618 FCFA pour le gasoil.

À travers cette décision, les autorités nigériennes entendent maintenir une politique de prix accessible, tout en affirmant leur volonté de renforcer la souveraineté du pays dans le secteur des hydrocarbures. Le maintien des tarifs constitue ainsi un signal adressé aux consommateurs, notamment aux transporteurs et aux acteurs économiques dont les activités dépendent directement du coût du carburant.

Toutefois, le maintien des prix officiels ne suffit pas à garantir leur application effective sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a donc insisté sur la nécessité de renforcer les contrôles afin de lutter contre les pratiques frauduleuses, la spéculation et le stockage illicite des produits pétroliers.

Cette orientation avait également été abordée lors du Conseil des ministres du vendredi 9 octobre 2026, au cours duquel les autorités ont appelé à une surveillance accrue de la distribution des hydrocarbures.

Pour Niamey, l’enjeu est double : préserver le pouvoir d’achat des ménages et assurer un approvisionnement régulier du marché national. Le gouvernement entend ainsi empêcher que des pratiques illégales ne viennent compromettre les efforts engagés pour maintenir les prix à leur niveau actuel.

Le respect de ces tarifs dépendra désormais de l’efficacité des contrôles et de la capacité des services compétents à sanctionner les éventuels abus.