Politique

Guillaume Soro toujours à la barre de GPS, mais toujours loin du port

Par ESSOH EmmanuelLe lundi 28 septembre 2026 à 12:23
Guillaume Soro toujours à la barre de GPS, mais toujours loin du port

Reconduit sans surprise à la tête de GPS le 26 septembre 2026, Guillaume Soro trace huit priorités pour son mouvement, toujours dissous par la justice ivoirienne

Il n'y avait, ce samedi 26 septembre, qu'un seul nom sur le bulletin de vote. Et malgré cela, plus de 1 700 militants de Générations et peuples solidaires se sont connectés, en visioconférence, pour dire une nouvelle fois oui à Guillaume Soro. Sans surprise, l'ancien président de l'Assemblée nationale a été reconduit à la tête du mouvement qu'il a fondé, avec la totalité des suffrages exprimés en sa faveur.

Une victoire écrite d'avance, diront certains. Mais dans le cas de GPS, rien n'est jamais tout à fait simple.

Officiellement, GPS n'existe plus. La justice ivoirienne a prononcé sa dissolution en juin 2021, lui reprochant de s'être livré à des « actes subversifs ». De quoi, pour beaucoup de mouvements, sonner le glas. Pas pour celui-ci. Ses responsables ont fait appel, puis porté l'affaire devant la Cour de cassation, où le dossier dort toujours, sans qu'aucune échéance ne soit annoncée. En attendant cette clarification judiciaire qui n'en finit pas de venir, GPS a simplement continué de vivre : réunions, mobilisation, et donc, ce samedi, une élection en bonne et due forme, comme si de rien n'était.

C'est cette obstination qui frappe le plus dans cette histoire : un parti sans existence légale qui organise malgré tout son scrutin interne, et des militants qui se déplacent — virtuellement, faute de mieux — pour y participer en nombre.

Une fois la confiance renouvelée, Guillaume Soro n'a pas traîné pour donner le ton. Il a dévoilé huit axes prioritaires destinés à structurer l'action du mouvement dans les mois à venir, avec une priorité affichée : retisser le maillage de GPS sur le terrain ivoirien. Autrement dit, reconstruire, militant après militant, section après section, un parti qui a dû fonctionner à distance et dans l'ombre depuis quatre ans.