Politique

Côte d’Ivoire à l’ONU : Tiémoko Meyliet Koné plaide pour un multilatéralisme plus équitable

Par Stan ADJELe vendredi 25 septembre 2026 à 10:30
Côte d’Ivoire à l’ONU : Tiémoko Meyliet Koné plaide pour un multilatéralisme plus équitable

À New York, le Vice-Président ivoirien Tiémoko Meyliet Koné a porté, au nom du Président Alassane Ouattara, la voix de la Côte d’Ivoire devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Son intervention du jeudi 24 septembre 2026 a notamment mis l’accent sur la paix, la sécurité, la coopération internationale et la réforme du système financier mondial.

À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale, Tiémoko Meyliet Koné a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance dans les institutions internationales. Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et des conflits persistants, le représentant du chef de l’État ivoirien a appelé au dialogue et à une coopération internationale davantage adaptée aux réalités actuelles.

Le Vice-Président a également évoqué la nécessité de renforcer la représentation des différentes régions du monde au sein des grandes institutions internationales. Il a notamment plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité permettant une représentation permanente de l’Afrique.

Au-delà des questions de paix et de sécurité, l’intervention ivoirienne a porté sur les enjeux du développement. Tiémoko Meyliet Koné a appelé à une réforme ambitieuse de l’architecture financière internationale, alors que les besoins de financement liés au développement durable restent importants.

Cette demande s’inscrit dans un débat plus large sur l’efficacité du financement du développement et la capacité des institutions internationales à répondre aux besoins des pays en développement. L’ONU a d’ailleurs placé cette 81e session sous le signe de la coopération internationale et de la recherche de résultats concrets.

En représentant Alassane Ouattara à New York, le Vice-Président a ainsi présenté les priorités ivoiriennes dans un espace où les déclarations doivent ensuite se confronter aux négociations entre États. La question reste désormais celle de la traduction concrète de ces appels à la réforme, notamment sur la représentation de l’Afrique et le financement du développement.

La tribune de l’ONU aura donc servi de caisse de résonance. Reste à voir comment ces propositions pourront s’inscrire dans les discussions multilatérales et les décisions collectives à venir.