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Ebola au Nigeria : 53 personnes sous surveillance après un cas confirmé à Abuja

Par ESSOH EmmanuelLe lundi 26 octobre 2026 à 15:53
Ebola au Nigeria : 53 personnes sous surveillance après un cas confirmé à Abuja

Les autorités sanitaires du Nigeria ont identifié 53 personnes ayant été en contact avec une patiente atteinte du virus Ebola, souche Bundibugyo. Le cas a été confirmé le 20 octobre 2026 à Abuja. Les investigations se poursuivent pour prévenir toute nouvelle transmission

Les autorités sanitaires nigérianes renforcent leur dispositif de surveillance après la confirmation d’un cas importé de maladie à virus Ebola, lié à la souche Bundibugyo, à Abuja. Au total, 53 personnes ayant été en contact avec la patiente ont été identifiées et placées sous suivi sanitaire, contre 44 initialement recensées.

Confirmée le 20 octobre 2026, cette infection mobilise le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), qui poursuit les investigations afin de prévenir toute nouvelle transmission. Selon les informations communiquées, aucun autre cas positif n’a été confirmé dans le pays à ce stade.

La patiente est une ressortissante suisse âgée de 42 ans, épouse d’un employé de l’ambassade de Suisse à Abuja. Elle est arrivée au Nigeria le 3 octobre 2026, après un séjour en Ouganda. Les informations disponibles indiquent qu’elle ne s’était pas rendue en République démocratique du Congo.

Les premiers symptômes sont apparus le 7 octobre. Son état de santé a conduit à son hospitalisation le 11 octobre dans un établissement médical privé de la capitale nigériane. Les analyses de laboratoire ont finalement confirmé l’infection le 20 octobre.

Depuis cette confirmation, la patiente est maintenue en isolement et bénéficie d’une prise en charge médicale. Les dernières informations rapportées font état d’une amélioration de son état de santé, un élément encourageant pour les équipes qui assurent son suivi.

Les premières investigations avaient permis aux autorités sanitaires de recenser 44 personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus. Ce nombre a ensuite été porté à 53, à la suite de l’identification de neuf contacts supplémentaires.

Les personnes concernées comprennent notamment des professionnels de santé, des proches de la patiente et des membres du personnel de maison. Leur identification permet aux équipes sanitaires de retracer les éventuelles expositions et de réagir rapidement si des symptômes apparaissent.

Le suivi est prévu sur une période de 21 jours après la dernière exposition possible, conformément aux protocoles de surveillance appliqués à Ebola. Cette période est essentielle pour repérer rapidement tout signe suspect et empêcher une éventuelle transmission à d’autres personnes.

Le NCDC coordonne les opérations avec les équipes médicales mobilisées sur le terrain. Les mesures portent notamment sur la recherche des contacts, la surveillance de leur état de santé et le renforcement des précautions dans les structures sanitaires concernées.

La souche Bundibugyo est l’une des souches du virus Ebola. Comme les autres formes de la maladie, elle peut provoquer une infection grave et nécessite une prise en charge rapide ainsi que des mesures strictes de prévention.

La transmission se produit principalement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée présentant des symptômes, ou avec des objets contaminés. Le respect des mesures d’hygiène et de protection est donc essentiel, particulièrement pour les soignants et les personnes chargées de prendre en charge les malades.

La situation nigériane s’inscrit dans un contexte régional marqué par une vigilance accrue face aux risques d’importation de cas. Les déplacements internationaux rendent indispensable la coopération entre les services sanitaires, notamment pour le partage d’informations et le suivi des personnes potentiellement exposées.

Pour les autorités nigérianes, la priorité est désormais d’empêcher l’apparition de nouveaux cas. Le recensement des 53 contacts constitue une étape importante, mais l’efficacité du dispositif dépendra de la qualité du suivi et de la rapidité de réaction en cas de symptômes.

À ce stade, les informations disponibles ne signalent aucun autre cas confirmé au Nigeria. Les investigations se poursuivent toutefois afin de mieux comprendre les circonstances de l’infection et de vérifier si d’autres personnes ont pu être exposées.

Cette situation rappelle l’importance de la détection précoce, de l’isolement des cas confirmés et de la coopération des personnes contactées par les services de santé. Autant de mesures déterminantes pour limiter le risque de propagation du virus au Nigeria et dans la région ouest-africaine.