PLCC : le faux cadeau Wave qui a coûté plus de 231 millions FCFA aux victimes

Un simple message promettant 37 000 FCFA a conduit B.A.K.J. à perdre 584 480 FCFA. Derrière cette arnaque au faux cadeau Wave, la Police de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a découvert un réseau présumé responsable de 503 plaintes et de plus de 231 millions de FCFA de préjudice.
Le scénario tient en quelques lignes. Sur WhatsApp, par SMS ou sur les réseaux sociaux, un message annonce à la victime qu’elle vient de gagner un cadeau Wave. Pour récupérer l’argent, elle doit cliquer sur un lien et renseigner certaines informations. Une mécanique simple, mais suffisamment crédible pour piéger des utilisateurs.
B.A.K.J. en a fait l’expérience. Attiré par la promesse de 37 000 FCFA, il suit le lien reçu et renseigne son numéro de téléphone ainsi que son code secret. Le cadeau n’arrivera jamais. Quelques heures plus tard, trois transactions non autorisées font disparaître 584 480 FCFA de son compte.
Après sa plainte, les enquêteurs de la PLCC remontent progressivement la piste financière. Plusieurs suspects sont interpellés, dont T. D., présenté dans le dossier comme un élément central du réseau. Selon les éléments communiqués par la police, l’intéressé aurait découvert le procédé sur Facebook avant de rechercher des personnes capables de fournir les liens frauduleux.
Le système reposait ensuite sur un principe particulièrement efficace : attirer la victime avec un gain fictif, récupérer ses informations d’identification et utiliser celles-ci pour effectuer des opérations financières frauduleuses.
Les investigations font apparaître une ampleur bien supérieure au seul cas de B.A.K.J. Au total, 503 plaintes ont été recensées pour un préjudice estimé à 231 257 725 FCFA. Deux personnes, désignées comme J. et P., sont toujours recherchées, tandis que d’autres suspects ont été mis hors de cause.
Présenté au Parquet du Pôle pénal économique et financier, T. D. doit répondre de plusieurs infractions liées à la cybercriminalité, selon la PLCC.
Cette affaire rappelle surtout une règle essentielle : un véritable cadeau ne devrait jamais exiger la communication d’un code secret. À mesure que les escroqueries numériques se perfectionnent, la vigilance des utilisateurs reste l'une des premières barrières contre ces pièges.
