Double meurtre à Man : la perpétuité pour l'instituteur reconnu coupable, cinq ans de prison pour sa compagne

Le tribunal de première instance de Man a condamné un instituteur à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sa collègue et de son fils de 7 ans. Sa compagne a écopé de cinq ans de prison ferme pour complicité de meurtre.
Le tribunal de première instance de Man a condamné, le 10 juillet 2026, Goré Bi Douan Bla Mohamed à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de son collègue institutrice, Kéké Loyotto Christelle Flavie, et de son fils de 7 ans. Sa compagne, Tiémoko Yénouce Marie Christelle, a écopé de cinq ans de prison ferme pour complicité de meurtre.
Le drame s'est produit le 20 novembre 2023 à Gbatongouin, un village situé à une douzaine de kilomètres de Man. Ce jour-là, Kéké Loyotto Christelle Flavie, 35 ans, institutrice à l'École primaire publique (EPP) du village, et son fils, Kouamé Kouassi Moyé Stéphane Samuel, élève en classe de CE1, ont été retrouvés morts à leur domicile.
Après avoir commis le double meurtre, l'auteur a tenté de brouiller les pistes en mettant en scène un cambriolage. Il a déplacé plusieurs objets dans la maison avant de s'enfuir vers Abidjan. Les enquêteurs de la Direction de la Police criminelle (DPC) l'ont finalement arrêté, avec sa compagne, quelques jours plus tard dans le sous-quartier Belleville, à Abobo Baoulé.
Au cours des investigations, Goré Bi Douan Bla Mohamed, lui aussi instituteur et collègue de la victime, est passé aux aveux. Il a expliqué que le drame est survenu à la suite d'un différend financier portant sur une tontine. L'altercation aurait dégénéré et conduit au meurtre de l'enseignante. Redoutant ensuite d'être identifié par le fils de cette dernière, il a également tué l'enfant âgé de 7 ans.
À l'issue du procès, le tribunal l'a reconnu coupable de meurtre et l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Sa compagne, Tiémoko Yénouce Marie Christelle, reconnue coupable de complicité de meurtre et bénéficiant de circonstances atténuantes, a été condamnée à cinq ans d'emprisonnement ferme.
Cette décision judiciaire met un terme à une affaire qui avait profondément choqué la communauté éducative et suscité une vive émotion dans l'ensemble du pays.
