Équateur : un prêtre tué par un immense crucifix en pleine messe, un drame qui rappelle un accident survenu en Italie

Le père Patricio Sánchez Molinari est mort le 17 octobre 2026 à Guayaquil, en Équateur, après la chute d’un immense crucifix pendant une messe retransmise en direct. Un drame qui rappelle un accident similaire survenu en Italie en 2014
La célébration religieuse a viré au drame à Guayaquil, en Équateur. Le samedi 17 octobre 2026, le père Patricio Alfredo Sánchez Molinari a perdu la vie après avoir été frappé par un immense crucifix en bois qui s’est détaché du mur de son église. L’accident s’est produit pendant une messe retransmise en direct sur les réseaux sociaux, plongeant les fidèles dans la stupeur.
Ce qui devait être un moment de prière et de communion s’est brutalement transformé en scène de détresse. Dans l’église Nuestra Señora del Perpetuo Socorro, le prêtre officiait devant les fidèles lorsque le lourd crucifix fixé derrière lui s’est soudainement décroché avant de s’abattre sur lui.
Les images de la retransmission montrent la brutalité de la chute et la réaction des personnes présentes. Des voix s’élèvent pour demander de l’aide et réclamer l’intervention des secours. Mais le religieux n’a pas survécu à ses blessures.
Quelques heures après le drame, l’archidiocèse de Guayaquil a confirmé le décès du père Patricio Sánchez Molinari, membre de la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur. L’annonce a suscité une vive émotion au sein de la communauté catholique locale.
La retransmission en direct a donné une dimension particulière à cette tragédie. Des internautes qui suivaient la célébration à distance ont été confrontés à cette interruption soudaine, tandis que les images se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux.
Au-delà de l’émotion provoquée par la vidéo, plusieurs questions demeurent. Comment un crucifix de cette taille a-t-il pu se détacher de son support ? Une défaillance du système de fixation ou un problème lié à l’installation pourrait-il expliquer la chute ?
Pour l’heure, aucune explication définitive ne permet de répondre à ces interrogations. Il convient donc de ne pas attribuer l’accident à une cause précise avant que des éléments techniques fiables ne soient disponibles.
Le drame de Guayaquil rappelle un accident survenu en avril 2014 dans le nord de l’Italie. À Cevo, dans la province de Brescia, un immense crucifix en bois de quelque 30 mètres de hauteur s’était effondré, tuant Marco Gusmini, un jeune homme de 21 ans.
L’œuvre, conçue pour commémorer la visite du pape Jean-Paul II dans la région en 1998, s’était écroulée alors que le jeune homme se trouvait à proximité. L’accident avait également blessé une autre personne. Le drame s’était produit quelques jours avant la canonisation de Jean-Paul II, célébrée le 27 avril 2014.
Les deux accidents présentent une ressemblance frappante : dans les deux cas, une grande représentation de la croix chrétienne est tombée et a causé une mort. Les circonstances restent toutefois différentes. En Italie, il s’agissait d’une structure monumentale installée en plein air, tandis qu’en Équateur, le crucifix était fixé au mur d’une église et sa chute s’est produite pendant une célébration religieuse.
Ce précédent rappelle que les installations monumentales et les objets religieux de grande dimension peuvent présenter des risques lorsqu’ils ne restent pas solidement en place. Il ne permet cependant pas de tirer de conclusion sur les causes de l’accident de Guayaquil.
La mort du père Patricio Sánchez Molinari soulève ainsi une question essentielle : celle de la sécurité des installations dans les lieux de culte. Les crucifix imposants, les statues et les autres éléments décoratifs doivent disposer de supports adaptés à leur poids et faire l’objet de vérifications appropriées.
Les églises sont des espaces de rassemblement qui accueillent régulièrement des fidèles, parfois en grand nombre. La sécurité des personnes présentes dépend aussi de l’état des bâtiments et de la fiabilité des équipements installés à l’intérieur.
Il serait toutefois prématuré d’affirmer qu’un défaut d’entretien ou une mauvaise fixation est à l’origine du drame équatorien. Seules des constatations précises pourraient permettre de déterminer ce qui s’est réellement passé.
À Guayaquil, la disparition du père Patricio Sánchez Molinari laisse une communauté confrontée à une mort aussi brutale qu’inattendue. Une messe qui devait être un temps de foi et de recueillement s’est achevée dans la douleur, rappelant qu’un accident peut bouleverser une communauté en quelques secondes.
