Côte d’Ivoire : un an après l’assassinat d’un gendarme à Agboville, 12 suspects inculpés

Un an après l’assassinat du sous-lieutenant Daniogo Klênon Lacina près de Grand Yapo, douze personnes ont été déférées et inculpées le 20 octobre 2026 devant la Section antiterroriste d’Abidjan
Un an après la mort du sous-lieutenant Daniogo Klênon Lacina, tué dans une embuscade près de Grand Yapo, sur l’axe Agboville-Azaguié, la procédure judiciaire connaît une nouvelle évolution. Le mardi 20 octobre 2026, douze personnes ont été déférées devant le parquet de la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan et inculpées dans le cadre de cette affaire survenue en marge de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
L’annonce a été faite par le procureur de la République, alors que les autorités judiciaires poursuivent les procédures liées aux violences qui ont marqué la période électorale. Les personnes mises en cause font face à de graves accusations, notamment en lien avec des actes terroristes et l’assassinat de l’officier de gendarmerie.
Les faits remontent au 20 octobre 2025. Ce jour-là, le sous-lieutenant Daniogo Klênon Lacina, membre d’une patrouille de la gendarmerie nationale, a été tué lors d’une attaque survenue à proximité de Grand Yapo, sur la route reliant Agboville à Azaguié.
Selon les informations rapportées sur cette affaire, des individus armés auraient ouvert le feu sur la patrouille des forces de l’ordre. L’officier aurait été mortellement atteint au cours de cette attaque.
Le drame s’est produit dans un contexte particulièrement tendu. À l’approche de la présidentielle de 2025, le climat politique était marqué par des tensions et des appels à des rassemblements. Plusieurs incidents violents avaient alors été signalés dans différentes localités du pays.
La mort de cet officier avait ainsi marqué les événements sécuritaires survenus pendant cette période électorale, alors que les forces de défense et de sécurité étaient mobilisées pour maintenir l’ordre.
Le 20 octobre 2026, soit exactement un an après les faits, douze personnes ont été présentées devant le parquet de la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan. Leur déferrement et leur inculpation marquent une étape importante de la procédure judiciaire ouverte à la suite de l’assassinat.
Les chefs d’accusation évoqués comprennent notamment des faits liés au terrorisme et à l’assassinat. Ces qualifications pénales traduisent la gravité des faits examinés par la justice.
Toutefois, l’inculpation ne signifie pas que la culpabilité des personnes concernées est définitivement établie. Il appartient à la justice d’examiner les éléments du dossier, de déterminer les responsabilités individuelles et de statuer conformément à la loi.
À ce stade, les informations communiquées ne permettent pas de détailler avec certitude le rôle précis attribué à chacun des douze suspects. La suite de la procédure devra apporter davantage de précisions sur les faits reprochés et les éléments retenus par les enquêteurs.
Cette affaire s’inscrit dans le prolongement des enquêtes ouvertes après les violences qui ont accompagné la période de l’élection présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire.
Selon un bilan rapporté par l’Agence Anadolu, ces troubles ont fait onze morts à travers le pays et donné lieu à 1 658 interpellations. Ces chiffres témoignent de l’ampleur des tensions qui ont marqué cette séquence politique.
Pour les autorités judiciaires, les procédures engagées visent à établir les circonstances des violences et à identifier les responsabilités. L’assassinat du sous-lieutenant Daniogo Klênon Lacina constitue l’un des dossiers suivis dans ce cadre.
Un an après les faits, le déferrement des douze suspects ouvre une nouvelle étape judiciaire. L’enjeu est désormais de faire la lumière sur les circonstances de l’attaque de Grand Yapo et de déterminer, dans le respect des droits de la défense, les responsabilités éventuelles dans la mort de l’officier de gendarmerie.
