Faits divers

Affaire Maman Caï-Caï : plus de 320 millions FCFA au cœur d’une affaire présumée de vente illicite de terrains

Par ESSOH EmmanuelLe vendredi 9 octobre 2026 à 15:33
Affaire Maman Caï-Caï : plus de 320 millions FCFA au cœur d’une affaire présumée de vente illicite de terrains

L’influenceuse ivoirienne Rita Djédjé, alias Maman Caï-Caï, est visée par une réquisition de mandat de dépôt dans une affaire présumée de vente illicite de terrains. Le préjudice estimé dépasse 320 millions FCFA et concerne une soixantaine de plaignants

L’influenceuse ivoirienne Rita Djédjé, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Maman Caï-Caï », se retrouve au centre d’une affaire judiciaire liée à la vente présumée de fausses parcelles de terrain. Le parquet a requis un mandat de dépôt contre elle et d’autres influenceurs, dans un dossier où le préjudice estimé dépasse les 320 millions de francs CFA.  

Derrière cette affaire, une soixantaine de plaignants qui dénoncent des faits présumés de vente illicite de terrains par l’intermédiaire de la société Ivoir Challenge Corporation. Les sommes en jeu et le nombre de personnes concernées donnent à ce dossier une dimension particulièrement sensible.  

Selon les informations rapportées, les poursuites portent sur des opérations de commercialisation de parcelles dont la régularité est contestée. Les victimes présumées auraient engagé des fonds dans l’espoir d’acquérir des terrains, avant que des soupçons d’irrégularités ne conduisent à une procédure judiciaire.   

Le montant du préjudice estimé, supérieur à 320 millions FCFA, constitue l’un des principaux enjeux de cette affaire. Pour les quelque soixante plaignants, l’objectif est notamment de faire la lumière sur les transactions réalisées et d’obtenir, le cas échéant, réparation des pertes subies.  

La réquisition d’un mandat de dépôt marque une étape importante de la procédure. Elle traduit la volonté du parquet de demander une mesure de détention à l’encontre des personnes visées. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, une condamnation : la responsabilité pénale des mis en cause devra être établie dans le cadre de la procédure judiciaire.   

Cette affaire relance également les interrogations sur le rôle des personnalités des réseaux sociaux dans la promotion d’activités commerciales. Leur visibilité peut attirer la confiance du public, mais elle ne dispense ni les promoteurs ni leurs éventuels partenaires de respecter la loi.  

Dans le secteur foncier, où l’achat d’un terrain représente souvent un investissement important pour les ménages, la vérification des documents et de la régularité des opérations demeure essentielle.  

L’évolution de la procédure permettra de préciser les responsabilités de chacun et les suites réservées aux plaintes. En attendant, Rita Djédjé, alias « Maman Caï-Caï », et les autres personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.