Côte d’Ivoire : le Bureau d’Enquêtes Accidents saisi après la collision meurtrière sur l’Autoroute du Nord

Après la collision meurtrière survenue le 5 octobre 2026 au PK 125 de l’Autoroute du Nord, qui a fait 9 morts et 50 blessés, le ministère des Transports a saisi le BEA. Les permis des deux chauffeurs ont été suspendus à titre conservatoire
Neuf morts et 50 blessés. C’est le lourd bilan de la collision survenue le lundi 5 octobre 2026 au PK 125 de l’Autoroute du Nord. Pour déterminer les causes de ce drame, le ministère des Transports a saisi le Bureau d’Enquêtes Accidents (BEA). Des sanctions sont également envisagées si des manquements à la réglementation sont établis.
Le drame a endeuillé de nombreuses familles sur l’Autoroute du Nord. En début de matinée, un autocar de 70 places de la compagnie UTB est entré en collision frontale avec un camion-remorque qui circulait en sens inverse, au PK 125.
Alertés, les secours du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) sont intervenus pour porter assistance aux victimes. Le bilan fait état de neuf personnes décédées et de 50 blessés. Ces derniers ont été évacués vers l’hôpital général de Taabo et le Centre hospitalier régional (CHR) de Yamoussoukro pour leur prise en charge.
Face à la gravité de l’accident, le ministère des Transports a officiellement saisi le Bureau d’Enquêtes Accidents afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de la collision. L’enquête devra notamment permettre d’établir les causes du choc et de déterminer si des manquements aux règles de sécurité ont contribué au drame.
À la suite de l’accident, le ministre des Transports, Amadou Koné, a annoncé des mesures immédiates. Les permis de conduire des deux chauffeurs ont été suspendus à titre conservatoire, dans l’attente des conclusions de l’enquête.
D’autres sanctions pourraient suivre. Le retrait de la licence d’exploitation de la compagnie concernée est notamment envisagé si les investigations établissent des défaillances liées au non-respect de la réglementation routière.
La vitesse excessive, la fatigue au volant et la surcharge figurent parmi les facteurs qui devront être examinés, sans préjuger des conclusions de l’enquête.
Ce nouvel accident relance la question de la sécurité des transports interurbains en Côte d’Ivoire. Les autorités rappellent aux transporteurs l’importance du respect du Code de la route et des dispositifs de sécurité obligatoires, notamment les systèmes de vidéosurveillance et de limitation de vitesse.
Au-delà des mesures annoncées, l’enjeu est de prévenir de nouveaux drames sur les grands axes routiers du pays. Pour les familles des victimes et les blessés, l’attente porte désormais sur les résultats de l’enquête et l’établissement des responsabilités.
