Faits divers

Abidjan : le décès d’une patiente après un BBL relance les inquiétudes sur la chirurgie esthétique clandestine

Par ESSOH EmmanuelLe jeudi 22 octobre 2026 à 12:38
Abidjan : le décès d’une patiente après un BBL relance les inquiétudes sur la chirurgie esthétique clandestine

Le décès d’une patiente après une intervention de Brazilian Butt Lift (BBL) à Abidjan soulève des inquiétudes sur les risques de la chirurgie esthétique clandestine

Le décès d’une patiente après une intervention de chirurgie esthétique à Abidjan place les pratiques médicales clandestines au centre des préoccupations. Dans cette affaire, un homme connu sous le surnom de « Docteur Tanoh », identifié par les initiales S.T.A.D., est soupçonné d’être impliqué dans ce drame. Interpellé par la Police économique, il a été déféré devant le parquet le mardi 20 octobre 2026.

Cette affaire suscite des interrogations sur les conditions dans lesquelles certaines interventions esthétiques sont proposées et réalisées en dehors du cadre médical autorisé. Alors qu’une famille est confrontée à la perte d’un proche, les circonstances exactes du décès restent à éclaircir par les enquêteurs.

Au cœur de cette affaire se trouve une intervention de Brazilian Butt Lift, plus connue sous le sigle BBL. Cette opération vise à remodeler les fesses, généralement en utilisant la graisse prélevée sur d’autres parties du corps.

Selon les informations relayées par la presse ivoirienne, une patiente serait décédée après avoir subi une intervention de ce type auprès du présumé « Docteur Tanoh ». Le mis en cause aurait quitté les lieux après les faits avant d’être interpellé par les services de la Police économique.

Pour l’heure, les informations disponibles ne permettent pas de reconstituer avec précision le déroulement de l’opération ni d’établir les causes exactes du décès. Il revient aux investigations de déterminer dans quelles conditions l’intervention s’est déroulée et si un lien peut être établi entre celle-ci et la mort de la patiente.

Ces éléments seront déterminants pour comprendre ce qui s’est passé et établir les responsabilités éventuelles. En attendant les conclusions de la procédure, la présomption d’innocence doit être respectée.

Connu sous le pseudonyme de « Docteur Tanoh », S.T.A.D. aurait utilisé les réseaux sociaux pour promouvoir ses prestations esthétiques et attirer des clients. Il est soupçonné de s’être présenté comme un médecin spécialisé en chirurgie esthétique sans disposer des qualifications reconnues nécessaires à l’exercice de la médecine.

Son interpellation est intervenue dans le cadre d’une opération menée par la Police économique, à travers sa section Commerce et Contrefaçon.

Lors des perquisitions effectuées dans les locaux présentés comme sa clinique, les forces de l’ordre auraient découvert des produits pharmaceutiques, du matériel médical, des ordinateurs ainsi que des équipements de communication, notamment une caméra et un microphone utilisés pour la promotion en ligne de ses activités.

Des cachets portant la mention « Médecin » et divers documents administratifs auraient également été saisis.

Ces éléments doivent permettre aux enquêteurs d’approfondir leurs investigations sur les activités du suspect, les moyens utilisés pour promouvoir ses prestations et les conditions dans lesquelles les interventions étaient pratiquées.

Déféré au parquet le 20 octobre 2026, le présumé faux médecin est cité dans une procédure portant sur plusieurs infractions présumées. Les accusations rapportées comprennent notamment l’exercice illégal de la médecine, la mise en danger d’autrui, l’escroquerie, l’abus de confiance, la tentative de viol et le blanchiment de capitaux.

Plusieurs plaintes auraient également été enregistrées contre lui, selon les informations publiées par la presse.

La gravité de ces accusations donne à l’affaire une dimension qui dépasse la seule question de la chirurgie esthétique. Toutefois, les faits reprochés devront être examinés par les autorités judiciaires. Le déferrement devant le parquet ne signifie pas que la culpabilité du suspect est établie.

Le décès de la patiente demeure l’un des points essentiels à éclaircir. Les investigations devront notamment préciser les circonstances de l’intervention, les événements qui ont suivi et les éventuelles responsabilités engagées.

Au-delà de cette affaire, le drame présumé rappelle les risques associés aux opérations esthétiques lorsqu’elles sont réalisées sans les garanties médicales nécessaires.

La recherche d’une silhouette particulière peut conduire certaines personnes à se tourner vers des offres découvertes sur les réseaux sociaux. Mais derrière des images attractives et des promesses de transformation rapide, il est parfois difficile de vérifier les compétences réelles du prestataire et la conformité des installations.