Etude et Emploi

Côte d’Ivoire : les diplômés de l’ INFAS bientôt affectés en six mois dès 2027

Par ESSOH EmmanuelLe vendredi 16 octobre 2026 à 14:32
Côte d’Ivoire : les diplômés de l’ INFAS bientôt affectés en six mois dès 2027

La Côte d’Ivoire prévoit de réduire à six mois le délai d’attente avant l’affectation des diplômés de l’ INFAS dès 2027. L’annonce a été faite le 13 octobre à Yamoussoukro, lors de l’évaluation du stage de pré-emploi, dont le nombre de bénéficiaires est porté à 8 000

Après plusieurs années d’études et de stages pratiques, les diplômés de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) espèrent pouvoir intégrer plus rapidement le monde du travail. Cette attente pourrait bientôt être raccourcie. Le mardi 13 octobre 2026, à Yamoussoukro, les autorités ivoiriennes ont annoncé leur volonté de ramener à six mois le délai d’attente avant l’affectation des diplômés, avec une mise en œuvre envisagée dès 2027.

L’annonce a été faite à l’occasion de la cérémonie de clôture d’un atelier d’évaluation consacré à la première cohorte du stage de pré-emploi de qualification. La rencontre a réuni la direction de l’INFAS, des représentants du ministère de la Santé ainsi que leurs partenaires.

La réforme annoncée vise à ramener à environ six mois le délai entre l’obtention du diplôme et l’affectation définitive. À travers cette mesure, les autorités entendent faciliter l’entrée dans la vie professionnelle des jeunes formés par l’ INFAS.

L’ambition va même plus loin : à terme, l’objectif est de rendre l’affectation presque systématique dès l’obtention du diplôme. Une perspective qui pourrait apporter davantage de visibilité aux nouveaux professionnels et leur permettre de mieux préparer leur avenir.

Pour les futurs infirmiers, sage-femmes et autres agents de santé, la réduction du temps d’attente constituerait un changement important. Après les efforts consentis durant leur formation, ils pourraient envisager plus sereinement leur entrée dans la vie active.

Au-delà de l’intérêt pour les diplômés, cette mesure pose également la question des besoins en personnel dans les établissements sanitaires. Une meilleure organisation des affectations pourrait permettre de mobiliser plus rapidement les compétences disponibles, en fonction des besoins du système de santé.

Les modalités pratiques de cette réforme devront toutefois être précisées afin de déterminer comment le délai annoncé sera appliqué à partir de 2027.

En attendant leur affectation définitive, les diplômés peuvent bénéficier du stage de pré-emploi de qualification. Ce dispositif leur permet de continuer à développer leurs compétences et de consolider les connaissances acquises durant leur formation.

Le programme voit son nombre de bénéficiaires porté à 8 000, avec l’appui de l’Agence Emploi Jeunes. Il constitue ainsi une solution transitoire pour accompagner les jeunes professionnels durant cette période qui sépare la fin des études de l'intégration définitive dans la fonction publique.

L’atelier organisé à Yamoussoukro avait justement pour objet d’évaluer la première cohorte de ce dispositif. Cette démarche permet aux responsables concernés et à leurs partenaires de faire le point sur l’expérience acquise et d’apprécier les possibilités d’amélioration du programme.

Pour les jeunes concernés, l’intérêt est concret : rester dans une dynamique professionnelle, renforcer leur expérience et se familiariser davantage avec les réalités du terrain. Dans le secteur de la santé, où la pratique occupe une place essentielle, cette expérience peut contribuer à mieux préparer les diplômés à leurs futures responsabilités.

Il reste cependant important de rappeler que le stage de pré-emploi ne constitue pas une affectation définitive. Les deux dispositifs répondent à des étapes différentes du parcours professionnel.

La question de l’affectation des diplômés de l’ INFAS dépasse le seul cadre administratif. Elle touche directement aux préoccupations des jeunes qui souhaitent travailler, gagner en autonomie et valoriser les années consacrées à leur formation.

Pour les familles qui ont accompagné leurs enfants jusqu’à l’obtention du diplôme, une insertion professionnelle plus rapide représente également une perspective encourageante.

Du côté du système sanitaire, l’enjeu est de faire en sorte que les compétences acquises par ces jeunes puissent être mobilisées dans des délais raisonnables, selon les besoins des structures de santé et les possibilités de recrutement de l’État.

L’annonce du mardi 13 octobre 2026 à Yamoussoukro ouvre donc une nouvelle perspective pour les diplômés de l’ INFAS. Avec un délai d’affectation visé de six mois dès 2027 et un stage de pré-emploi élargi à 8 000 bénéficiaires, les autorités affichent leur volonté d’améliorer les conditions d’insertion des jeunes professionnels.

Désormais, les diplômés attendent surtout de voir ces engagements se concrétiser. Car derrière les délais administratifs, il y a des jeunes qui souhaitent exercer leur métier, construire leur avenir et contribuer pleinement à la santé des populations ivoiriennes.