Côte d’Ivoire : N’ Guessan Koffi mise sur Keolis pour former les jeunes aux métiers du métro d’Abidjan

Le gouvernement ivoirien et Keolis ont signé une convention pour former les jeunes aux métiers du transport urbain. Le partenariat prévoit des formations adaptées au futur métro d’Abidjan et le renforcement des compétences des formateurs
Former une main-d’œuvre locale capable d’accompagner le développement des transports urbains : c’est l’ambition du partenariat conclu entre le gouvernement ivoirien et le groupe international Keolis. Le jeudi 22 octobre 2026, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’ Guessan Koffi, a signé une convention avec l’entreprise afin de préparer les jeunes aux métiers du transport, en particulier ceux liés au futur métro d’Abidjan.
À travers cet accord, les autorités veulent rapprocher davantage la formation professionnelle des besoins réels des entreprises. L’objectif est de donner aux apprenants les compétences nécessaires pour saisir les possibilités d’emploi qui pourraient émerger avec le développement des infrastructures de mobilité en Côte d’Ivoire.
Le projet prévoit notamment l’élaboration de formations adaptées aux exigences du réseau ferroviaire urbain, le renforcement des capacités des formateurs et le développement des compétences dans les secteurs du transport et de la logistique.
Le futur métro d’Abidjan représente un défi qui dépasse la construction des infrastructures. Son exploitation nécessitera des professionnels formés aux exigences techniques et opérationnelles du transport ferroviaire.
C’est dans cette perspective que le ministère et Keolis entendent concevoir des modules de formation répondant aux besoins de cette activité. Les jeunes pourront ainsi se préparer aux métiers liés au fonctionnement du réseau, selon les filières et les qualifications qui seront retenues dans le cadre du programme.
Pour les autorités, l’enjeu est de permettre aux compétences locales de prendre leur place dans le développement des transports modernes. Une formation mieux adaptée aux réalités du terrain peut également faciliter la transition entre les études et le monde du travail.
Le partenariat accorde également une place importante à la formation des formateurs. Car pour préparer efficacement les futurs professionnels, les établissements doivent pouvoir s’appuyer sur des enseignants et des encadreurs disposant de compétences actualisées.
Le renforcement des capacités pédagogiques doit contribuer à améliorer la qualité des enseignements et à mieux intégrer les exigences techniques des métiers concernés.
Cette démarche vise à inscrire le dispositif dans la durée. Au-delà de la préparation à l’ouverture du métro, il s’agit de développer un savoir-faire local capable d’accompagner les évolutions du secteur des transports.
La coopération entre le ministère et Keolis concerne aussi la filière transport et logistique dans son ensemble. Ces secteurs nécessitent des profils variés et des compétences adaptées aux transformations de la mobilité urbaine.
En orientant davantage les formations vers les besoins des entreprises, le gouvernement entend améliorer les chances d’insertion professionnelle des jeunes. La concrétisation de cette ambition dépendra toutefois des programmes effectivement déployés, des qualifications proposées et des débouchés accessibles aux apprenants.
L’enjeu sera donc de transformer les engagements annoncés en parcours de formation utiles, puis en possibilités réelles d’emploi.
Cette initiative s’ajoute à une autre coopération entre Keolis et l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), officialisée sous l’égide du ministre des Transports, Amadou Koné.
Ce partenariat académique vise à préparer des ingénieurs et des techniciens aux défis liés au métro d’Abidjan et au Bus Rapid Transit (BRT), un système de transport collectif par autobus utilisant notamment des voies aménagées pour améliorer la circulation.
La complémentarité de ces initiatives traduit la volonté de préparer différents niveaux de qualification, de la formation professionnelle aux compétences d’ingénierie.
À terme, l’ambition est de faire du développement des transports urbains un levier à la fois pour améliorer les déplacements et pour renforcer les compétences nationales. Pour les jeunes Ivoiriens, la réussite de cette démarche se mesurera surtout à la qualité des formations proposées et aux possibilités concrètes d’insertion qu’elles permettront d’ouvrir.
