Économie

Tour de la Nation : l’ancienne place de la Sorbonne promise à un gratte-ciel de plus de 225 mètres

Par ESSOH EmmanuelLe mardi 13 octobre 2026 à 15:56
Tour de la Nation : l’ancienne place de la Sorbonne promise à un gratte-ciel de plus de 225 mètres

La future Tour de la Nation, annoncée sur l’ancienne place de la Sorbonne au Plateau, représente un investissement prévisionnel de 163 milliards de FCFA. Haute de plus de 225 mètres, elle devrait accueillir bureaux, résidences de luxe, commerces et espaces de loisirs

Abidjan veut continuer à repousser les limites de son paysage urbain. Au Plateau, la future Tour de la Nation est annoncée comme l’un des projets immobiliers majeurs de ces prochaines années. Avec une hauteur prévue de plus de 225 mètres et un coût prévisionnel estimé à 163 milliards de FCFA, ce complexe ambitionne de mêler affaires, tourisme, résidences de luxe et loisirs au cœur de la capitale économique ivoirienne.

Le Plateau pourrait bientôt voir émerger un nouveau symbole de sa transformation. Sur le site de l’ancienne place de la Sorbonne, le long du boulevard de la République, le projet de la Tour de la Nation nourrit de grandes ambitions. L’immeuble devrait compter entre 60 et 62 étages et culminer à plus de 225 mètres. Une hauteur qui en ferait l’un des bâtiments les plus imposants de Côte d’Ivoire, même si la Tour F, qui dépasse les 400 mètres, resterait nettement plus élevée.

Mais derrière les chiffres, l’idée est surtout de donner une nouvelle dimension à cet espace stratégique d’Abidjan. La Tour de la Nation ne se limiterait pas à accueillir des entreprises. Elle est pensée comme un complexe où pourraient se côtoyer bureaux, résidences de luxe, commerces, restaurants et espaces de loisirs.

Le projet prévoit également une composante hôtelière haut de gamme. Le nom de Pestana CR7, une enseigne associée à la star du football Cristiano Ronaldo, a été évoqué. Cette perspective reste toutefois à confirmer officiellement. Deux parcs botaniques, les parcs Brésolles, sont également annoncés dans l’environnement du projet, avec l’objectif d’introduire davantage de verdure dans ce quartier marqué par les immeubles et l’intense activité économique.

Cette ambition architecturale représente un investissement important. Le coût prévisionnel de la Tour de la Nation est estimé à environ 163 milliards de FCFA. Certaines fiches publiques évoquent une enveloppe de 164 milliards de FCFA. Ces montants correspondent à des estimations et ne constituent pas nécessairement le coût définitif de l’opération.

Le projet repose sur un partenariat public-privé associant l’État ivoirien, notamment à travers les structures chargées du Tourisme, et des partenaires privés. Le consortium Downtown Hotel Corporation (DHC) a été cité parmi les acteurs associés à l’initiative. D’autres documents publics mentionnent également Ivorian Hospitality Corporation (IHC) et Nasli Holding.

La Tour de la Nation s’inscrit dans la dynamique de « Sublime Côte d’Ivoire », la stratégie nationale destinée à renforcer l’attractivité touristique du pays. L’ambition est de faire d’Abidjan une destination capable d’accueillir davantage de visiteurs, de voyageurs d’affaires et d’investisseurs.

Si elle se concrétise comme annoncé, la Tour de la Nation pourrait contribuer à faire évoluer l’image du Plateau, déjà connu pour concentrer les institutions, les sièges d’entreprises et les grandes administrations. Son caractère multifonctionnel la distinguerait notamment de la Tour F, principalement consacrée aux bureaux.

Au-delà de la silhouette du bâtiment, les enjeux sont économiques et touristiques. Un tel complexe pourrait favoriser de nouvelles activités, renforcer l’offre hôtelière et participer à la création d’emplois. Mais ces retombées dépendront de la réalisation effective du projet, de son financement définitif et de la mise en service de ses différentes composantes.

Pour l’heure, la Tour de la Nation porte une promesse : celle d’un Plateau toujours plus moderne et d’une Abidjan qui cherche à affirmer sa place parmi les grandes métropoles africaines. Le défi sera désormais de transformer cette ambition en une réalisation concrète, durable et bénéfique pour la ville.