Côte d’Ivoire : Nassénéba Touré place la rentrée 2026-2027 des IFEF sous le signe de la performance

Pour la rentrée socio-éducative 2026-2027, Nassénéba Touré annonce plus de 40 000 bénéficiaires attendus dans les IFEF, de nouvelles filières professionnelles, des diplômes reconnus et 34 chantiers de construction ou de réhabilitation de structures socio-éducatives
La rentrée socio-éducative 2026-2027 des Institutions de formation et d’éducation féminine (IFEF) s’ouvre sur de nouvelles ambitions en matière de formation professionnelle et d’autonomisation des femmes. Le jeudi 22 octobre 2026, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a officiellement donné le coup d’envoi de cette nouvelle année, placée sous le signe de la performance, avec des objectifs renforcés en matière d’accueil, de diversification des formations et de reconnaissance des diplômes.
À travers cette rentrée, le gouvernement entend consolider le rôle des IFEF dans l’acquisition de compétences pratiques, l’insertion professionnelle et le développement d’activités génératrices de revenus.
Pour cette année socio-éducative, les structures concernées prévoient d’accueillir plus de 40 000 jeunes filles, femmes et enfants à travers le territoire national. Cet objectif traduit la volonté d’élargir l’accès aux dispositifs de formation et d’accompagnement proposés par les IFEF.
Ces institutions constituent des espaces d’apprentissage où les bénéficiaires peuvent acquérir des compétences utiles à leur quotidien et à leur avenir professionnel. Les formations visent notamment à favoriser l’autonomie financière des femmes, à soutenir leurs initiatives économiques et à améliorer leurs perspectives d’insertion.
La performance recherchée ne se limite donc pas au nombre de personnes formées. Elle suppose également une meilleure qualité de l’enseignement, des apprentissages adaptés aux besoins locaux et des compétences susceptibles de déboucher sur des opportunités concrètes.
Les formations proposées évoluent également pour tenir compte des transformations de l’économie et des possibilités offertes par de nouveaux secteurs d’activité. Aux filières traditionnelles, notamment la couture et la pâtisserie, s’ajoutent désormais des domaines tels que les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’agroalimentaire, l’hydroponie et l’entrepreneuriat.
Cette diversification doit permettre aux apprenantes d’explorer de nouvelles perspectives professionnelles, au-delà des métiers habituellement associés aux structures de formation féminine.
L’introduction de ces filières ouvre ainsi des possibilités dans le numérique, la transformation des produits agricoles, les techniques de culture hors-sol et la création d’entreprise. L’enjeu est de rapprocher davantage les formations des réalités économiques et des besoins des communautés.
La réforme engagée dans le secteur accorde également une place importante à la reconnaissance des compétences acquises. Le dispositif prévoit désormais l’accès à des diplômes d’État reconnus, notamment aux Certificats de qualification professionnelle (CQP).
Des passerelles sont également annoncées vers des niveaux de qualification plus élevés, pouvant aller jusqu’au Brevet de technicien (BT) et à la licence, selon les parcours et les conditions applicables.
Cette évolution représente un enjeu important pour les bénéficiaires. La reconnaissance officielle des qualifications peut faciliter la valorisation des compétences, renforcer la crédibilité des parcours de formation et améliorer les perspectives d’accès à l’emploi ou à l’entrepreneuriat.
La rentrée 2026-2027 s’accompagne aussi d’annonces concernant les infrastructures. Au total, 34 structures socio-éducatives doivent faire l’objet de travaux de construction ou de réhabilitation, selon les annonces officielles.
Le programme comprend notamment deux Centres de protection de la petite enfance (CPPE), 20 Centres d’action communautaire pour l’enfance (CACE) et quatre nouvelles Institutions de formation et d’éducation féminine (IFEF).
Ces chantiers doivent contribuer à renforcer les capacités d’accueil et à rapprocher les services socio-éducatifs des populations. Leur mise en œuvre effective sera déterminante pour améliorer l’accès aux formations et aux dispositifs d’accompagnement dans les différentes localités.
Parallèlement à la diversification des filières, les outils numériques occupent une place croissante dans les initiatives liées aux IFEF. La plateforme E-Femme, notamment associée à l’ IFEF d’ Arrah, participe à cette dynamique en contribuant à la visibilité des initiatives et à l’accès à l’information.
Le numérique peut également ouvrir de nouvelles perspectives d’apprentissage et d’activité économique. Toutefois, son impact dépendra de son accessibilité, de son utilisation effective par les bénéficiaires et de son articulation avec les formations dispensées sur le terrain.
L’objectif reste de faire en sorte que ces outils répondent à des besoins concrets et renforcent les possibilités offertes aux femmes.
À travers les objectifs d’accueil, l’introduction de nouvelles filières, la reconnaissance des diplômes et le développement des infrastructures, cette rentrée socio-éducative marque une étape importante pour les IFEF.
Pour Nassénéba Touré et son département, le défi consiste désormais à transformer ces orientations en résultats tangibles pour les bénéficiaires. Au-delà des annonces, la qualité des formations, l’accès aux équipements, la disponibilité des structures et les débouchés professionnels seront essentiels pour mesurer les progrès accomplis.
