Côte d’Ivoire: descendre sa braguette pour faire pipi peut coûter cher !

À Abidjan, uriner sur la voie publique peut désormais coûter cher. Depuis le 10 août 2026, des automobilistes pris en flagrant délit sont verbalisés. Amendes, voire peine d’emprisonnement : les autorités passent de la sensibilisation à la répression.
La petite pause-pipi improvisée derrière un véhicule ou dans un caniveau peut donc coûter beaucoup plus cher que prévu. Le ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS) a commencé à verbaliser des personnes prises en train d’uriner sur la voie publique.
Le message est clair : fini le « personne ne regarde ». Désormais, il faut regarder où l’on se soulage.
Cette opération intervient après une période de sensibilisation menée auprès des populations. Depuis le 10 août, les agents passent à l’étape suivante : la verbalisation des contrevenants.
Et la sanction prévue par la loi n’est pas symbolique. Selon l’article 122 de la loi n°2023-899 du 23 novembre 2023 portant Code de l’hygiène et de la salubrité, l’urination dans certains espaces publics est interdite.
Sont notamment concernés les voies publiques, rues, trottoirs, caniveaux d’évacuation des eaux, places, plages, espaces verts et autres lieux publics.
Les contrevenants s’exposent à une amende allant de 10 000 à 100 000 FCFA, ainsi qu’à une peine d’emprisonnement de 15 jours à trois mois, selon les dispositions applicables.
Autrement dit, vouloir économiser quelques minutes pour chercher des toilettes peut finalement coûter plusieurs billets de 10 000 FCFA… voire beaucoup plus.
À Abidjan, on aime souvent dire : « C’est conséquence qui conseille ! » Cette fois, le conseil est simple : quand la nature appelle, mieux vaut chercher un endroit approprié pour répondre.
L’objectif des autorités reste avant tout sanitaire et environnemental. Il s’agit de préserver la propreté des rues, de limiter les mauvaises odeurs et d’améliorer le cadre de vie dans les villes.
Alors, messieurs, avant de descendre la braguette, regardez autour de vous. Parce que désormais, « Y a pas pitié dedans ! » Le caniveau n’est plus votre WC de quartier.
