Perruques et mèches : une étude révèle des substances chimiques préoccupantes

Une étude scientifique révèle la présence de près de 50 substances chimiques préoccupantes dans des perruques, mèches et extensions capillaires. En Côte d’Ivoire, ces résultats soulèvent des questions sur la composition des produits de beauté et la protection des consommatrices.
Elles permettent de changer de coiffure, de varier les styles ou de protéger ses cheveux naturels. Les perruques, mèches et tissages font partie du quotidien de nombreuses femmes, notamment en Côte d’Ivoire. Mais derrière ces accessoires de beauté, une question se pose : que contiennent réellement les produits que nous portons sur la tête ?
Une étude publiée dans le Journal of the American Chemical Society attire l’attention sur la présence de substances chimiques potentiellement préoccupantes dans les extensions capillaires, y compris certains produits présentés comme naturels ou « vierges » .
Les chercheurs ont analysé différents produits capillaires, synthétiques et naturels. Leurs travaux ont révélé près de 50 substances chimiques préoccupantes dans presque tous les produits examinés. Parmi elles figurent des phtalates, des pesticides et des retardateurs de flamme.
L’appellation « cheveux naturels » ou « vierges » ne garantit donc pas nécessairement l’absence de traitements chimiques. Certaines substances peuvent être introduites lors de la fabrication ou de la transformation des produits.
Toutefois, la présence d’un composé chimique ne signifie pas automatiquement qu’il présente un risque important pour la santé. Celui-ci dépend notamment de sa concentration, de la durée d’exposition et des conditions d’utilisation.
Certaines substances identifiées sont connues pour leurs effets potentiels sur le système hormonal. Selon les composés concernés, des recherches les associent à des troubles de la reproduction, du développement ou à certains cancers.
L’exposition peut notamment se produire par contact avec la peau et le cuir chevelu. L’utilisation de fers chauffants sur les extensions peut également favoriser la libération de certains composés dans l’air.
Ces résultats ne permettent cependant pas d’affirmer que le port de perruques ou de tissages provoque directement des maladies chez les utilisatrices.
À Abidjan comme dans les autres villes du pays, les perruques et les mèches occupent une place importante dans les habitudes de coiffure. Pourtant, les consommatrices ne disposent pas toujours d’informations précises sur la composition des produits vendus.
Les mentions « sans substances toxiques » ou « non toxique » mériteraient ainsi d’être accompagnées de garanties vérifiables. Une meilleure information, un étiquetage transparent et des contrôles adaptés pourraient aider les clientes à faire des choix éclairés.
En attendant, quelques précautions sont utiles : privilégier les produits dont la composition est identifiable, éviter les températures excessives lors du coiffage et aérer les espaces pendant l’utilisation d’appareils chauffants. En cas d’irritation, il est préférable de retirer le produit et de demander conseil à un professionnel de santé.
L’objectif n’est pas de culpabiliser les femmes, mais de leur permettre de préserver leur santé tout en restant libres de leurs choix esthétiques.
