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Orpaillage clandestin: le gouvernement durcit le ton

Par Stan ADJELe vendredi 18 septembre 2026 à 14:13
Orpaillage clandestin: le gouvernement durcit le ton

Après l’atelier national de concertation et d’harmonisation tenu les 4 et 5 septembre à Yamoussoukro, le gouvernement ivoirien annonce un renforcement de son dispositif contre l’orpaillage clandestin. Sanctions plus lourdes, surveillance des fleuves, restauration des sites dégradés et réinsertion figurent parmi les principales mesures envisagées

Face à la persistance de l’exploitation illégale de l’or et à ses conséquences sur les territoires, l’État entend renforcer son arsenal juridique et opérationnel. Un projet de loi devrait notamment prévoir un alourdissement des peines visant les personnes directement impliquées dans l’orpaillage clandestin.

Le dispositif pourrait également élargir la responsabilité pénale aux acteurs qui facilitent ces activités. Selon les orientations présentées à l’issue du conseil des ministres, « toutes les formes de participation indirecte ou de complicité, notamment logistique et financière, pourraient être considérées comme des infractions autonomes ».

Cette évolution traduit la volonté de ne plus cibler uniquement les exploitants présents sur les sites, mais également les réseaux qui permettent leur fonctionnement.

L’offensive annoncée ne se limite toutefois pas aux sanctions. Face aux dégradations constatées sur certains sites, le génie civil militaire pourrait être mobilisé pour effectuer des travaux de réparation et contribuer à la restauration des espaces affectés par l’exploitation clandestine.

Le gouvernement prévoit aussi de mieux organiser les différentes étapes de la filière aurifère, depuis l’extraction jusqu’à la commercialisation. L’objectif affiché est de renforcer la traçabilité de l’or et de mieux contrôler les circuits de production et de vente.

Sur le terrain sécuritaire, la création de 21 pelotons est envisagée pour surveiller les principaux fleuves du pays et lutter contre les activités clandestines qui s’y développent.

Pour les orpailleurs clandestins de nationalité ivoirienne, les autorités prévoient parallèlement des mesures de réinsertion. La mise en place d’activités génératrices de revenus doit permettre à certains acteurs de quitter progressivement l’exploitation illégale pour rejoindre l’économie formelle.

Cette combinaison entre répression, contrôle et accompagnement pose désormais la question de la mise en œuvre concrète des mesures annoncées. L’enjeu sera de transformer les orientations issues de l’atelier de Yamoussoukro en actions durables sur le terrain, tout en s’attaquant aux réseaux économiques qui alimentent l’orpaillage clandestin.