Frontière Côte d’Ivoire-Ghana : la borne zéro marque une nouvelle étape dans la délimitation 150 km de frontière terrestre progressivement matérialisés

La Côte d’Ivoire et le Ghana renforcent la matérialisation de leur frontière commune. Mardi 22 septembre 2026, les deux pays ont réceptionné à Newtown la borne principale BP 55, dite « borne zéro », considérée comme un point de référence pour le tracé de leur frontière terrestre et maritime. Une étape qui intervient après l’installation ou la réhabilitation de 78 bornes sur un premier tronçon de 150 kilomètres.
À Newtown, l’attention des responsables des Commissions nationales des Frontières des deux pays s’est portée sur la BP 55 et la borne BP 55-1. Située face à Aforénou Poste, côté ivoirien, la BP 55 constitue un repère important dans la matérialisation de la limite séparant la Côte d’Ivoire du Ghana.
L’opération concerne une première section de 150 kilomètres, comprise entre les bornes BP 45 et BP 55. Sur ce tronçon, 78 bornes ont été installées ou réhabilitées afin de rendre plus visible et plus précise la ligne frontalière.
Au-delà de son aspect technique, cette démarche répond à des enjeux plus larges. Dans les zones frontalières, la précision du tracé peut contribuer à réduire les incertitudes liées aux limites territoriales et à faciliter la coopération entre les administrations des deux États. La matérialisation constitue également un outil pour renforcer la paix et la sécurité dans les localités situées de part et d’autre de la frontière.
La cérémonie officielle de remise des bornes est annoncée pour le jeudi 24 septembre 2026 à Diby, dans la sous-préfecture de Maféré. Elle devrait marquer une nouvelle étape dans ce processus engagé entre les deux pays.
La BP 55, présentée comme la « borne zéro », revêt ainsi une portée particulière puisqu’elle sert de référence pour la délimitation de la frontière terrestre et maritime entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Reste désormais à poursuivre les opérations de terrain et à maintenir la coopération entre les deux États pour que cette matérialisation puisse s’inscrire durablement dans la gestion de leur espace frontalier.
