Côte d’Ivoire–RDC : Abidjan et Kinshasa préparent un accord stratégique dans le domaine de la défense
La Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo envisagent de formaliser leur coopération militaire et sécuritaire à travers un accord-cadre stratégique. Cette perspective a été évoquée le 28 octobre 2026 à Abidjan, lors d’une rencontre entre Téné Birahima Ouattara et Guy Kabombo Muadiamvita
La Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo (RDC) souhaitent franchir une nouvelle étape dans leur coopération militaire et sécuritaire. Les deux pays se sont accordés sur le principe de la signature prochaine d’un accord-cadre destiné à mieux structurer leur partenariat dans le domaine de la défense.
Cette avancée a été évoquée le mercredi 28 octobre 2026 à Abidjan, lors d’une rencontre entre le vice-Premier ministre ivoirien chargé de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et son homologue congolais, Guy Kabombo Muadiamvita, vice-Premier ministre chargé de la Défense nationale et des Anciens Combattants.
En visite officielle en Côte d’Ivoire depuis le 26 octobre, le responsable congolais a échangé avec les autorités ivoiriennes sur les moyens de renforcer les relations entre les deux États. Au centre des discussions : la coopération militaire, les questions de sécurité et les enjeux de stabilité en Afrique.
L’accord de principe obtenu à l’issue des échanges constitue une étape dans le rapprochement entre Abidjan et Kinshasa. L’ambition est de mettre en place un cadre de référence permettant aux deux pays de mieux organiser leur collaboration dans les domaines de la défense et de la sécurité.
La signature d’un accord-cadre pourrait ainsi faciliter la définition de priorités communes et préciser les modalités de coopération entre les institutions concernées. Elle permettrait également de donner une orientation plus structurée aux relations militaires entre les deux pays.
Pour l’heure, le document n’a pas encore été officiellement signé. Sa date de conclusion, son contenu détaillé et les engagements précis des deux parties restent à préciser. La portée réelle de cette initiative dépendra donc des dispositions qui seront finalement retenues.
La diversification des partenariats stratégiques au profit des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) figure également parmi les objectifs des discussions.
Pour Kinshasa, l’élargissement de ses relations avec d’autres partenaires africains peut ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur de la défense. La Côte d’Ivoire pourrait ainsi devenir un interlocuteur supplémentaire dans le cadre des échanges institutionnels et militaires entre les deux pays.
Les domaines précis de cette coopération restent toutefois à déterminer. Ils dépendront notamment du contenu de l’accord envisagé et des priorités définies conjointement par les autorités ivoiriennes et congolaises.
Les discussions ont par ailleurs porté sur la paix et la stabilité du continent. Ces questions occupent une place importante dans les relations entre États africains, confrontés à des défis sécuritaires qui nécessitent souvent une concertation dépassant les frontières nationales.
La rencontre du 28 octobre s’inscrit dans la continuité des échanges engagés entre les deux capitales. Le 15 octobre 2026, Téné Birahima Ouattara s’était rendu à Kinshasa, où il avait été reçu par le président congolais, Félix Tshisekedi.
Le ministre ivoirien était alors porteur d’un message du président Alassane Ouattara à son homologue congolais. Cette démarche avait illustré la volonté des deux dirigeants de maintenir un dialogue régulier sur les questions d’intérêt commun.
Deux semaines plus tard, la visite de Guy Kabombo Muadiamvita à Abidjan a permis de prolonger ces échanges, cette fois avec un accent particulier sur la défense et la sécurité. Cette succession de rencontres témoigne d’une volonté de donner davantage de substance aux relations entre la Côte d’Ivoire et la RDC.
Au-delà des contacts diplomatiques, les deux pays cherchent désormais à identifier des mécanismes susceptibles de faciliter une coopération plus concrète entre leurs institutions.
L’accord de principe annoncé le 28 octobre ouvre une nouvelle perspective dans les relations militaires entre Abidjan et Kinshasa. Mais plusieurs étapes restent à franchir avant que cette ambition ne se traduise pleinement dans les faits.
La finalisation du texte, sa signature officielle et la définition des modalités d’application seront déterminantes pour mesurer les avancées du partenariat. Les prochaines annonces permettront notamment de savoir quels domaines seront retenus et quelles actions seront engagées.
Pour la Côte d’Ivoire comme pour la République démocratique du Congo, l’enjeu est désormais de transformer les discussions en engagements durables. Si l’accord se concrétise, il pourrait fournir un cadre supplémentaire au développement de leur coopération militaire et à leurs échanges sur les questions de sécurité en Afrique.
