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Côte d’Ivoire : Katiola se prépare à accueillir une centrale solaire de 50 MWc

Par ESSOH EmmanuelLe samedi 24 octobre 2026 à 17:34
Côte d’Ivoire : Katiola se prépare à accueillir une centrale solaire de 50 MWc

Le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly a posé, le 22 octobre 2026, la première pierre d’une centrale solaire de 50 MWc à Lonankaha, près de Katiola. Le projet prévoit des emplois locaux et s’inscrit dans les ambitions énergétiques de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2030

La transition énergétique ivoirienne franchit une nouvelle étape dans la région du Hambol. Le jeudi 22 octobre 2026, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a procédé à la pose de la première pierre d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 mégawatts-crête (MWc) à Lonankaha, dans les environs de Katiola.

Au-delà de la production d’électricité, ce projet porte une double ambition : renforcer les capacités énergétiques du pays et offrir de nouvelles perspectives économiques aux populations locales. Implantée sur une superficie de 60 hectares mise à disposition par les propriétaires terriens, la future centrale devrait contribuer à l’approvisionnement en électricité de plus de 300 000 personnes, selon les informations communiquées sur le projet.

La construction de la centrale devrait durer 15 mois. Si le calendrier annoncé est respecté, l’infrastructure pourrait entrer en service au début de l’année 2028.

L’électricité produite sera injectée dans le réseau national à travers une ligne de raccordement de 1,3 kilomètre reliée au réseau de CI-Énergies. L’objectif est de contribuer à satisfaire une demande en électricité en constante évolution, tout en diversifiant les sources de production.

Le projet est développé par la société Katiola Solar Power, dans le cadre d’une convention de concession signée fin 2024 pour une durée de 25 ans. Il associe plusieurs partenaires internationaux, dont Toyota et le groupe français Électricité de France (EDF).

Le financement constitue également un volet important du projet. Des mandats ont été conclus avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD). Le bouclage financier définitif doit encore être finalisé.

Pour les autorités, la réussite du projet ne se mesurera pas uniquement à la quantité d’électricité produite. Elle devra aussi se traduire par des bénéfices concrets pour les habitants de la zone d’implantation.

Au plus fort du chantier, entre 150 et 350 travailleurs devraient être mobilisés. Une vingtaine d’emplois permanents sont ensuite attendus pour assurer le fonctionnement de la centrale.

Lors de la cérémonie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a insisté sur la nécessité de privilégier les jeunes de Katiola et de Lonankaha dans les recrutements. Le ministre entend ainsi éviter que les retombées du chantier profitent uniquement aux entreprises intervenant dans sa réalisation.

Il a également invité les promoteurs à accompagner les groupements de femmes de la région, notamment ceux qui exercent dans l’agriculture et la poterie traditionnelle, une activité qui fait partie du patrimoine culturel de Katiola.

Ces orientations visent à faire de l’investissement énergétique un levier de développement local, en créant des possibilités d’emploi et en soutenant les activités économiques existantes.

La centrale de Katiola s’inscrit dans la volonté de la Côte d’Ivoire de diversifier son mix énergétique et d’accroître la contribution des énergies renouvelables à la production d’électricité.

Le pays ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 45 % de son mix énergétique d’ici à 2030. Dans cette perspective, un objectif de 1 262 MWc de capacité solaire est annoncé à l’horizon 2030.

Katiola vient ainsi s’ajouter aux initiatives engagées dans d’autres régions du pays. À Boundiali, une centrale solaire de 80 MWc est déjà opérationnelle, tandis qu’un projet de 52 MWc est associé à Ferkessédougou.

Le développement de ces infrastructures doit permettre de diversifier les moyens de production, de répondre aux besoins croissants en électricité et de renforcer progressivement la place de l’énergie solaire dans le système