Côte d’Ivoire : le MIRAH passe au numérique pour mieux surveiller les maladies animales

Le MIRAH déploie l’ OCI-SV pour moderniser la collecte des données vétérinaires et accélérer la détection des maladies animales et des zoonoses en Côte d’Ivoire
La surveillance sanitaire du cheptel ivoirien entre dans une nouvelle ère. Le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH) a officiellement lancé le déploiement de l’Outil de collecte de données sanitaires vétérinaires (OCI-SV), une solution numérique destinée à améliorer la remontée des informations depuis le terrain.
L’enjeu est important. Jusqu’ici, la collecte des données sanitaires reposait largement sur un système manuel sur papier dont le taux de promptitude était inférieur à 20 %. Un fonctionnement qui pouvait ralentir la circulation de l’information et, par conséquent, la réaction des services vétérinaires face à l’apparition d’un foyer de maladie.
Développé dans le cadre du projet PRO DANGERS-SANITAIRES, en collaboration avec la Direction des Services Vétérinaires, l’ OCI-SV doit permettre de transmettre électroniquement les données recueillies directement sur le terrain.
L’objectif est de disposer plus rapidement d’informations fiables sur l’état sanitaire des animaux. En cas d’apparition d’une maladie animale ou d’une zoonose susceptible d’être transmise à l’homme, les services compétents pourront ainsi détecter plus tôt le risque et organiser une riposte plus rapide.
Cette digitalisation doit également améliorer le suivi sanitaire à l’échelle nationale, en réduisant les délais entre la collecte d’une information et sa transmission aux responsables concernés.
Pour assurer la généralisation de l’outil, le MIRAH mise sur un déploiement progressif sur l’ensemble du territoire. 78 directeurs départementaux ont ainsi été formés afin de prendre en charge la mise en œuvre de l’ OCI-SV dans leurs zones respectives.
L’ambition est de faire de cet outil un véritable instrument de surveillance sanitaire nationale, au plus près des éleveurs et des réalités du terrain.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du secteur des ressources animales et halieutiques portée par le ministre Sidi Touré. Elle fait notamment écho au projet d’identification électronique et de traçabilité du bétail, développé en partenariat avec la société Vet’ Tronic.
À travers ces différents dispositifs, le MIRAH cherche ainsi à mieux connaître, suivre et protéger le cheptel ivoirien, tout en renforçant la prévention des maladies animales susceptibles d’avoir des conséquences sur la santé humaine et l’économie nationale.
