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Côte d’Ivoire : 25 ans de routes et de chantiers, le FER et l’ AGEROUTE regardent vers 2030

Par ESSOH EmmanuelLe mercredi 28 octobre 2026 à 17:52
Côte d’Ivoire : 25 ans de routes et de chantiers, le FER et l’ AGEROUTE regardent vers 2030

Le FER et l’ AGEROUTE célèbrent 25 ans d’existence en Côte d’Ivoire. Entre entretien routier, nouvelles infrastructures et objectif de plus de 14 000 km de routes bitumées d’ici 2030, ce jubilé met en lumière les avancées et les défis du secteur

Le Fonds d’entretien routier (FER) et l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) célèbrent 25 ans d’existence en Côte d’Ivoire. Placé sous le thème « 25 ans à bâtir le réseau routier de Côte d’Ivoire », ce jubilé d’argent est l’occasion de mettre en lumière les réalisations accomplies dans le secteur routier, mais aussi de rappeler les défis qui restent à relever pour offrir aux usagers des infrastructures plus sûres et durables.

Depuis leur création, les deux structures contribuent, chacune dans son domaine, au développement et à la préservation du réseau routier national. Leur action touche directement le quotidien des populations : déplacements entre les villes et les villages, transport des marchandises, accès aux marchés et circulation des produits agricoles.

Car derrière chaque route bitumée, chaque pont construit et chaque chaussée réparée se trouve un enjeu concret. Celui de permettre aux personnes et aux biens de circuler dans de meilleures conditions, tout en soutenant les activités économiques du pays.

Pour marquer cet anniversaire, une campagne nationale d’information et de sensibilisation se déroule du 20 octobre au 10 novembre 2026. Elle sera suivie de deux journées officielles de célébration, prévues les 4 et 5 novembre à Abidjan.

En 25 ans, le réseau routier ivoirien a connu des évolutions importantes. Selon les chiffres communiqués dans le cadre de cette célébration, l’ AGEROUTE a contribué au développement et à la gestion de 9 845 kilomètres de routes interurbaines revêtues.

Ces voies jouent un rôle essentiel dans les échanges entre les différentes régions du pays. Elles facilitent les déplacements des populations, le transport des produits agricoles et l’approvisionnement des marchés. Pour de nombreuses localités, une route praticable représente aussi une meilleure connexion avec les centres économiques et les services.

La Côte d’Ivoire dispose également de 400 kilomètres d’autoroutes bitumées opérationnelles, tandis que plus de 769 ponts et ouvrages d’art ont été réalisés sur le territoire national, selon le bilan présenté.

Ces infrastructures contribuent à améliorer la circulation et à faciliter le franchissement de certains obstacles naturels. Elles participent ainsi à la continuité du réseau routier et à la fluidité des échanges.

Ces chiffres donnent un aperçu des efforts consentis au fil des années. Mais l’importance d’un réseau routier ne se mesure pas seulement au nombre de kilomètres construits. Son état, sa sécurité et sa capacité à résister à l’usure sont tout aussi déterminants pour les usagers.

Construire des routes est une étape importante, mais les maintenir en bon état représente un autre défi. C’est dans cette logique que s’inscrit la mission du Fonds d’entretien routier.

Le FER assure le financement de travaux destinés à préserver le réseau existant, notamment l’entretien des voies, la réparation des chaussées dégradées et certaines interventions liées à la signalisation routière.

Pour les automobilistes, les transporteurs et les autres usagers, ces opérations sont loin d’être secondaires. Une route mal entretenue peut compliquer les déplacements, endommager les véhicules et augmenter les risques d’accident. Dans certaines zones, la dégradation des voies peut également ralentir le transport des marchandises et rendre l’accès à certaines localités plus difficile.

L’entretien régulier permet, à l’inverse, de prolonger la durée de vie des infrastructures et de limiter les dégradations qui nécessitent parfois des interventions plus lourdes.

Le défi consiste donc à assurer un financement suffisant et régulier pour répondre aux besoins d’un réseau étendu, soumis à une circulation constante et aux effets des intempéries.

Pour le FER et l’ AGEROUTE, la complémentarité des missions demeure essentielle : développer les infrastructures, mais aussi veiller à ce qu’elles restent fonctionnelles au fil des années.

La célébration des 25 ans intervient alors que la Côte d’Ivoire poursuit ses investissements dans les infrastructures routières. Selon les données communiquées, environ 3 200 kilomètres de routes sont en cours de bitumage, avec des livraisons annoncées entre 2028 et 2029.

Ces chantiers doivent contribuer à améliorer la circulation et à renforcer les liaisons entre les différentes zones du pays. Le développement des routes peut faciliter l’accès aux marchés, soutenir les activités commerciales et agricoles et rapprocher certaines localités des principaux centres urbains.

Pour les populations concernées, l’attente est concrète : réduire les difficultés de déplacement, gagner du temps sur les trajets et bénéficier de voies adaptées aux besoins des habitants comme des opérateurs économiques.

Toutefois, les résultats dépendront aussi du respect des calendriers, de la qualité des travaux et de la capacité des infrastructures à rester en bon état après leur mise en service.

Le développement du réseau routier ne peut donc pas se limiter à l’ouverture de nouveaux chantiers. Il doit s’accompagner d’une stratégie d’entretien capable de préserver les investissements réalisés.

À plus long terme, le Plan national de développement (PND) affiche l’ambition de porter le réseau routier bitumé à plus de 14 000 kilomètres à l’horizon 2030.

Cet objectif traduit la volonté de poursuivre la modernisation des infrastructures et d’améliorer la connexion entre les régions. Des routes de meilleure qualité peuvent contribuer à faciliter les échanges commerciaux, à soutenir les activités productives et à améliorer l’accès aux services.

Mais l’atteinte de cette ambition suppose plusieurs efforts complémentaires : poursuivre les investissements, assurer le suivi des chantiers, maintenir des exigences de qualité et garantir l’entretien des routes déjà construites.

Une infrastructure routière ne produit pleinement ses effets que si elle reste utilisable dans la durée. Le défi sera donc de concilier l’extension du réseau et la préservation des voies existantes, afin que les investissements bénéficient durablement aux populations.

Le jubilé du FER et de l’ AGEROUTE est à la fois un moment de bilan et une occasion de se projeter vers l’avenir. Les routes interurbaines, les autoroutes et les ouvrages d’art présentés dans ce bilan témoignent de l’importance prise par les infrastructures dans le développement du pays.

Mais au-delà des chiffres, les attentes des usagers restent les mêmes : circuler en sécurité, rejoindre plus facilement les localités et transporter les marchandises dans de bonnes conditions.

Pour répondre à ces besoins, les efforts devront se poursuivre aussi bien dans la construction que dans l’entretien. La qualité des ouvrages, la régularité des réparations et la durabilité des aménagements seront déterminantes pour préserver les acquis.

Avec cette célébration organisée sous le thème « 25 ans à bâtir le réseau routier de Côte d’Ivoire », le FER et l’ AGEROUTE mettent en avant le chemin parcouru et les perspectives ouvertes pour les prochaines années.

À l’horizon 2030, leur défi, aux côtés des autres acteurs du secteur, sera de contribuer à un réseau routier plus étendu, mieux entretenu et réellement adapté aux besoins des populations et de l’économie ivoirienne.