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Cameroun : Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel, est mort à 85 ans

Par Stan ADJELe lundi 5 octobre 2026 à 12:04
Cameroun : Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel, est mort à 85 ans

Le Cameroun est en deuil. Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel, est décédé dimanche 4 octobre 2026 à Paris, à l’âge de 85 ans. Magistrat de carrière, il avait dirigé depuis 2018 cette institution au cœur de la vie juridique et électorale du pays. Sa disparition ouvre désormais une nouvelle page pour le Conseil constitutionnel camerounais.

Le Cameroun est en deuil. Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel, est décédé dimanche 4 octobre 2026 à Paris, à l’âge de 85 ans. Magistrat de carrière, il avait dirigé depuis 2018 cette institution au cœur de la vie juridique et électorale du pays. Sa disparition ouvre désormais une nouvelle page pour le Conseil constitutionnel camerounais.

L’annonce de son décès a été relayée dimanche par plusieurs médias camerounais. Selon des sources concordantes, Clément Atangana se trouvait en France pour des soins médicaux et s’est éteint à Paris. Les circonstances précises de sa disparition n’ont pas été officiellement détaillées dans les premières annonces.

Né le 20 septembre 1941 à Ekoumeyeck, dans l’arrondissement de Ngomedzap, région du Centre, Clément Atangana avait consacré près de six décennies à la magistrature. Après des études de droit et une formation à l’École nationale d’administration et de magistrature, il avait intégré la magistrature en décembre 1968. Son parcours l’a ensuite conduit à exercer plusieurs fonctions importantes, notamment comme procureur général, président de cour d’appel, conseiller à la Cour suprême et président de sa chambre administrative.

Son nom reste surtout associé à la création effective du Conseil constitutionnel camerounais. Par décret du 7 février 2018, le président Paul Biya l’avait nommé à la tête de cette nouvelle juridiction.

L’institution joue un rôle majeur dans la régularité des principales consultations électorales et dans le règlement du contentieux constitutionnel. À ce titre, Clément Atangana s’est retrouvé au centre de plusieurs séquences politiques sensibles, notamment après l’élection présidentielle de 2018. Son action à la tête du Conseil a toutefois suscité des appréciations contrastées dans l’opinion et au sein de la classe politique, certains observateurs ayant critiqué la manière dont l’institution avait traité certains recours électoraux.

Au-delà de ces controverses, sa disparition intervient alors que le Conseil constitutionnel demeure une institution essentielle dans l’équilibre institutionnel camerounais. La question de sa succession devient donc un enjeu important pour la continuité de cette juridiction et pour la perception de son indépendance.

Après près de soixante années passées au service de la justice camerounaise, Clément Atangana laisse ainsi derrière lui un parcours marqué à la fois par de hautes responsabilités judiciaires et par une période particulièrement sensible de l’histoire politique du pays. Les prochaines étapes permettront de savoir comment sera organisée sa succession et quelle orientation prendra le Conseil constitutionnel après son départ.