Arabie saoudite : les Houthis accusés d’une attaque meurtrière à l’aéroport de Riyad, 12 morts et 309 blessés

L’Arabie saoudite accuse les Houthis d’une attaque meurtrière contre l’aéroport international de Riyad. Le bilan officiel fait état de 12 morts et de 309 blessés, sur fond d’escalade militaire au Yémen
La violence du conflit yéménite semble franchir un nouveau cap. Le samedi 10 octobre 2026, l’aéroport international King Khalid de Riyad, en Arabie saoudite, a été la cible d’une attaque meurtrière qui a fait 12 morts et 309 blessés, selon le bilan communiqué par les autorités saoudiennes. Plusieurs blessés se trouvent dans un état critique.
Riyad attribue cette attaque aux rebelles houthis du Yémen. Parmi les personnes décédées figurent quatre Saoudiens, dont un pilote, ainsi que huit ressortissants étrangers. Le bilan mentionne notamment deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais.
Au-delà des pertes humaines, la frappe a provoqué d’importantes perturbations dans le trafic aérien. Des vols ont été suspendus ou déroutés, tandis que des dégâts matériels ont été signalés à l’intérieur du terminal passagers.
Cette attaque survient dans un climat régional particulièrement tendu. Selon les informations communiquées, il s’agirait du troisième assaut visant l’aéroport de Riyad en une semaine. Les autorités saoudiennes font face à une intensification des hostilités liées au conflit yéménite, où les forces gouvernementales, soutenues par la coalition conduite par Riyad, poursuivent leurs opérations contre les Houthis.
En réaction aux offensives menées contre eux, les rebelles houthis ont déclaré l’espace aérien saoudien comme une « zone d’opérations militaires ». Cette position fait craindre de nouvelles attaques contre les infrastructures stratégiques du royaume.
Pour les habitants et les voyageurs, les conséquences sont immédiates : déplacements perturbés, inquiétudes sur la sécurité et incertitudes concernant la reprise normale des activités aéroportuaires.
L’attaque a également provoqué des réactions sur la scène internationale. Le secrétaire général adjoint de l’ONU et envoyé spécial pour le Yémen, Hans Grundberg, a dénoncé une grave escalade et appelé à éviter une aggravation du conflit.
Aux États-Unis, le président Donald Trump a condamné l’attaque et indiqué que Washington étudiait la possibilité de participer à des frappes de riposte contre les positions houthis. L’ambassade américaine a, de son côté, annoncé des restrictions concernant l’accès de son personnel aux principaux aéroports du pays.
Les autorités saoudiennes ont également décidé de fermer physiquement les établissements scolaires de Riyad pour la semaine, avec un passage à l’enseignement à distance.
Alors que le bilan humain reste lourd, une nouvelle question se pose : cette attaque entraînera-t-elle une intensification des opérations militaires dans la région ? Une éventuelle riposte américaine pourrait élargir davantage le conflit, au moment où les appels à la retenue et à une solution diplomatique restent essentiels pour éviter de nouvelles pertes civiles.
